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Pour un meilleur respect des valeurs et obligations dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, l’Amicale des agents comptables du Sénégal (Amacs) a décidé de mettre en place «une structure éthique». Cela, conformément à la recommandation de Sidy Diop, conseiller en organisation du Bureau organisation et méthode (Bom), qui intervenait au dîner-débat de l’Amacs sur «L’éthique et la déontologie dans l’exercice de la fonction d’agent comptable», tenu vendredi à Saly, en prélude à sa deuxième Assemblée générale.

«Une organisation qui regroupe des agents comptables a besoin de construire un minimum de mécanismes et de dispositifs pour s’auto-alerter afin que chaque membre puisse exercer de la manière la plus correcte possible sa fonction. Au-delà de l’éthique et de la déontologie, il serait intéressant que l’Amacs mette en place une infrastructure éthique.» Cette suggestion du conseiller en organisation du Bureau organisation et méthode (Bom), Sidy Diop, n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.  L’Amicale des agents comptables du Sénégal entend construire «une structure éthique» pour un meilleur respect des valeurs et obligations dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. «Nous allons mettre en place une infrastructure éthique qui va certainement déboucher sur un code de déontologie», a promis le président de l’Amacs, Ababacar Cissé, à l’issue de leur deuxième Assem­blée générale tenue samedi à Saly.
Une structure éthique, selon le conseiller en organisation, «est un dispositif, un mécanisme qui permet aux membres d’une organisation de respecter la culture organisationnelle, de respecter les valeurs éthiques qui sous-tendent le travail et de se soumettre aux obligations déontologiques qui circonscrivent leur fonction. Et cela permet de gérer les conflits et de corriger toutes les formes de dérives».
Quid des conditions requises pour construire une structure éthique ? Le conférencier en cite cinq. La première condition, d’après lui, «c’est une volonté clairement exprimée». La deuxième condition consiste au «respecter de toutes les formes de loi et règlements en matière de conflit d’intérêt. Le troisième élément, c’est de mettre en place un code de conduite. La quatrième condition, c’est de mettre en place un mécanisme de socialisation, mais aussi de mettre à chaque niveau des responsables d’éthique, c’est-à-dire des gens qui sont chargés de rappeler à tout membre l’engagement qu’il a pris pour être conforme à l’éthique et à la déontologie».
Apportant des clarifications conceptuelles, Sidy Diop rappelle que «l’éthique, c’est le questionnement. Dans l’éthique, on parle de valeur. La valeur, c’est ce qui devrait permettre à la pratique de l’agent, de renvoyer à des principes d’action. Et cinq valeurs doivent caractériser l’agent. C’est la loyauté, l’impartialité, l’intégrité, l’objectivité et la neutralité. Elles sont sous-tendues par les notions de compétence, de respect et de confidentialité».
Dans la déontologie, enseigne-t-il, «on parle d’obligations. C’est les obligations de désintéressement, d’obéissance, de neutralité, de réserve, de discrétion professionnelle et de rendre compte. En d’autres termes, toute déontologie fait référence à des codes, des devoirs, des obligations et toute déontologie est liée à un métier, une fonction et une profession. Ainsi, on devrait avoir autant de déontologies qu’on a de professions (…)».
dialigue@lequotidien.sn

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