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La 150ème fête nationale canadienne a été célébrée jeudi passé à l’Institut français de Dakar. C’est l’artiste sénégalo-canadien, El Hadji Diouf qui a été choisi pour animer cette soirée placée sous le thème de la diversité. Durant 2 tours d’horloge, il a régalé de son talent un public majoritairement composé de diplomates.

35 centimètres de neige, c’est ce qu’il a laissé au Canada, lorsqu’il embarquait pour attérir à l’aéroport Léopold S. Senghor de Dakar.Toutefois, l’artiste El hadji Diouf s’est vite acclimaté, pour supporter les 25 degré de fraicheur qu’il faisait jeudi passé sur la capitale sénagalaise. Au regard du spectacle qu’il a livré, il n’y a d’ailleurs aucun doute ce climat plutôt doux pour lui, a été une aubaine. Au programme de cette soirée marquant la 150e fête nationale du Canada, il y avait en tout 15 morceaux du répertoire de El Hadji Diouf qu’il convient de nommer désormais le « Québé’galais » (contraction de Québécois et Sénégalais, Ndlr), et 3 du jeune Kane Diallo ont été interprétés  en deux tours d’horloge sous le thème de la diversité. La cadence était donc accélérée et cela n’a certainement pas déplu au public. Qui, faut-il le mentionner est essentiellement composé de diplomates, et des fans de l’artiste.
La première partie assurée par le jeune Kane Diallo n’a pas réussi à réchauffer l’assistance. Pour entendre des applaudissements nourris, il a fallu attendre  les premières notes du titre Foula ak fayda. Le reste se passe de commentaire. Du reggae en passant par le mbalax sans oublier le rock, El Hadji Diouf a fait montre de ses talents d’interprète. Chaque fin de morceau était sanctionnée par des acclamations. L’esplanade de l’Institut français ne permet pas de danser correctement le mbalax, pourtant les amateurs de ce genre musical n’hésitaient à se déplacer pour esquisser quelques pas quand le besoin se fait sentir. Les plus téméraires vont directement sur scène et ainsi gagner cinq minutes d’exposition dans les réseaux sociaux. L’artiste lui, après avoir repris 3 morceaux est allé faire le tour des deux premières rangées, histoire de saluer ses convives. Il finit dans les bras de l’ambassadeur du Canada. Un moment d’échange entre l’artiste et le diplomate qui a été fortement apprécié par le public au regard des acclamations.
Après l’interprétation des titres Nélawal, Secret word, Mélokane et Aksil, El Hadji Diouf partage la scène avec Ombré Zion. Connu pour être l’un des meilleurs reggaeman de sa génération, Ombré Zion a montré qu’il est un artiste complet. Sur fond sonore reggae, l’auteur de Dinama gaagne, utilise le style griot pour faire l’éloge de son compère venu du canada. On entendait après cet échange, des fans se demander « pourquoi ne continue-t-il pas dans ce registre ? » tellement il les a séduits. Il faut noter qu’en cette quinzaine de la francophonie, le joueur de Tama de l’orchestre qui accompagne El Hadji Diouf a lui aussi régalé le public avec son niveau de langue. A chacune des phrases qu’il prononce, des éclats de rire émanent de l’assistance. Ce qui a fortement contribué à détendre l’atmosphère.
mgaye@lequotidien.sn

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