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Depuis le mois de mai passé, les Touré Kunda sillonnent le monde pour présenter Lambi Golo. Un album bien accueilli par la critique et que les fans sénégalais auront 3 jours pour l’apprécier. Arrivés le lundi soir, les Touré Kunda étaient hier mercredi à l’Institut français de Saint-Louis. 2 jours plus tard, ils seront en tête d’affiche de la 6ème édition des Vieilles pirogues à Saly avant de clore la tournée ce samedi à l’Institut français de Dakar. Après 3 ans d’absence, autant dire que ça promet !

Promettre un spectacle de ouf ! C’est la rengaine que sortent les artistes à la veille de chaque prestation avec bien souvent son lot de surprises. Mais quand on est membre de Touré Kunda, cette promesse devient plus reluisante et surtout quand on est resté 3 ans sans se produire au Sénégal. Une éternité pour leurs fans, dont certains ont eu la chance d’apprécier Lambi golo, le dernier opus du groupe, hier mercredi à Saint-Louis, avant que d’autres ne le découvrent demain vendredi à Saly et samedi à l’Institut français de Dakar. Arrivés mardi soir pour la 6ème édition du festival Les Vieilles pirogues, les Touré Kunda sont largement revenus sur leur absence du Sénégal. «Beaucoup de tourneurs sénégalais disent que Touré Kunda est fini. Mais ils oublient qu’on travaille avec plus de 40 personnes. Le déplacement n’est pas évident, il faut tous les payer», a rappelé Sixu Tidiane Touré. Qui, contrairement aux artistes, ne promet un spectacle de ouf ! «Je vous demande juste de venir, vous allez adorer», a-t-il promis.
En conférence de presse, les Touré Kunda ont évoqué leur dernier album Lambi Golo que l’animatrice Maïmouna Back Again définit comme «quelque chose de frais qui touche toutes les générations».  Sorti en mai dernier, Lambi Golo est «le reflet du vécu» des 2 musiciens. «Nous avons travaillé avec des jeunes de tous horizons et de tout âge. L’objectif est d’élargir les esprits. On a travaillé avec des jeunes qui peuvent être nos fils, tout en gardant ce côté authentique de nos sonorités», a détaillé Sixu Tidiane Touré. Qui ajoute qu’on «en avait marre d’attendre, c’est ce qui explique en partie le titre de l’album». Moins diplomate que son ainé, Ismaïla affirme que «le choix du titre s’explique par le fait qu’au Sénégal quand on a besoin d’une chose qui nous revient de droit, on est obligé de se démener pour l’avoir. C’est une lutte acharnée qu’on a voulu traduire. Et aussi, c’est un hommage à la lutte sénégalaise».  En plus, précise-t-il, sur la collaboration avec Marcus Miller, Carlos Santana et Alune Wade, entre autres, «c’était important de s’ouvrir. On est arrivé à un stade où il faut revoir les choses. Peu de choses nous inspiraient dans l’actuel Sénégal. Il faut creuser, aller au bout des choses.  Si les artistes sénégalais continuent comme ça, on va les laisser longtemps derrière. Il y a énormément de chose à faire».
mgaye@lequotidien.sn

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