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Manu Gallo n’a pas déçu pour sa première apparition sur la scène du Festival international de jazz de Saint-Louis. Pour le deuxième concert de l’événement, la bassiste ivoirienne a bercé le public de Saint-Louis qu’elle a fait musicalement voyager du pur jazz aux sonorités africaines.
L’Ivoirienne, qui se produisait pour la première fois à Saint-Louis, a beaucoup séduit le public. D’entrée, elle chauffe la place Faidherbe par un jazz rythmé fortement teinté de rock. Elle étale tous ses talents de bassiste avec la complicité de ses musiciens qui, au clavier, à la guitare comme à la batterie, l’accompagnent dans un rythme presque endiablé. Puis comme pour revendiquer ses souches africaines, la bassiste ivoirienne propose de revenir en Afrique avec un morceau plus cool aux notes plus douces. «Nous revenons en Afrique entre nous», lance-t-elle au public. Elle propose ensuite Jéjé en hommage à un Ernosto Jéjé, premier chanteur ivoirien à avoir réussi un mélange de sonorités traditionnelles aux notes de rock, funk et autres. Ce morceau très rythmé est aussi un mélange de plusieurs musiques.
Koutoukoukou Pék Pék qu’elle chante par la suite lui permet de communier avec son public qui applaudit fortement pour exprimer sa satisfaction. Manu Gallo saisit l’occasion pour «étaler au grand jour» ses talents de bassiste attristée avant de faire redescendre le tempo par des notes qu’elle est allée chercher au Ghana. Des notes purement africaines qui font découvrir par la même occasion sa voix à la fois suave et chaleureuse.
Elle propose de déposer la guitare pour faire autre chose. C’est un voyage dans la brousse qu’elle offre à son public, une sorte d’improvisation qui plonge la place Faidherbe dans l’ambiance de la brousse africaine où des sortes de cris d’animaux lugubres l’emportent sur tout autre chose. Avant de prendre congé, Manu Gallo fait à nouveau chauffer la place. Elle ne manque pas de dire sa satisfaction devant le nombreux public qui a fait le déplacement. «Je ne joue pas souvent en Afrique mais je tiens à vous dire tout mon plaisir», lâche-t-elle tout en invitant celui-ci à se tenir debout pour le dernier morceau. Un véritable régal qu’elle avait certainement réservé pour la fin.

Nancy Ruth : Un cocktail bien réussi
Avec Nancy Ruth, le public a eu droit à un autre style musical et à des sonorités bien variées. D’entrée de jeu, c’est du jazz fusion bien dosé qu’elle propose avant de voyager à travers plusieurs univers musicaux. Le jazz, musique latine, du flamenco, presque aucune musique n’est laissée en rade. «Tous ces rythmes sont bons mais je pense qu’en Afrique et au Sénégal vous avez les meilleurs rythmes», laisse-t-elle entendre pour ensuite engager une saga musicale en interprétant plusieurs morceaux de son répertoire devant son piano.
cdiongue@lequotidien.sn

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