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L’attribution annoncée de l’exploitation des mines de fer de la Falémé à l’entreprise turque Tosyali fait grincer des dents dans le landerneau politique. Dix candidats déclarés à la Présidentielle du 24 février ont signé un communiqué dans ce sens pour demander au chef de l’Etat de renoncer à la signature de cette convention. Boubacar Camara, Mamadou Lamine Diallo, Pape Diop, Bougane Guèye Dany, Pierre Goudiaby Atépa, Mous­tapha Guirassy, Abdoul Mbaye, Samuel Sarr, Cheikh Hadjibou Soumaré et Mansour Sy Djamil étalent les raisons de leurs inquiétudes. Pour eux, «l’enjeu de transparence démocratique» de cette question nécessite des concertations nationales «parce que le secteur de l’acier est au centre d’un enjeu géopolitique international qui oppose les Usa, la Chine et l’Europe». Ces candidats relèvent en outre les conséquences d’une telle convention. «Parce que le choix d’un partenaire turc pourrait mettre en péril nos partenariats en cours avec les autres et l’économie de notre pays du fait des programmes en cours. Parce que notre pays dispose avec nos richesses en pétrole et en gaz, d’un moyen exceptionnel d’être un acteur mondial du secteur de l’acier  et favorisant la création de milliers d’emplois. Parce que le développement d’une chaine de valeur sidérurgique peut définitivement asseoir et structurer la vocation industrielle de notre pays. Parce que, signer une telle convention, qui va engager notre pays pour des décennies à venir, à quatre mois de l’élection présidentielle, ne relève pas du respect de la tradition républicaine», expliquent-ils.
A Macky Sall, les signataires soulignent que signer cette concession avec les Turcs «ne relèverait ni de la sauvegarde de l’intérêt national ni d’une analyse bien comprise des enjeux géostratégiques mondiaux».
hamath@lequotidien.sn

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