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Les monopoles accordés à Dp World et Necotrans dans la gestion du terminal à conteneurs et du terminal vraquier du Port de Dakar ont eu pour conséquence de renforcer le manque de compétitivité de celui-ci face à ses concurrents de la sous-région. C’est ce que relève le colonel Ousmane Mbengue dont le cabinet, Nathan Associates, assure l’appui technique au Sénégal dans le cadre de l’Accord de facilitation des échanges.

Les monopoles accordés à Dp World et Necotrans dans la gestion du terminal à conteneurs et du terminal vraquier du Port de Dakar ont eu pour conséquence de renforcer le manque de compétitivité de celui-ci face à ses concurrents de la sous-ré­gion. C’est ce qu’explique le colonel Ousmane Mbengue de Nathan Associates. L’expert, qui animait le vendredi dernier un atelier de formation des journalistes sur l’Accord de facilitation des échanges (Afe), estime que cette décision a eu pour conséquence d’alourdir les coûts du passage portuaire.
Pour l’ancien directeur de la Règlementation des douanes sénégalaises, le colonel Gui­dado Sow, cette situation est un véritable paradoxe dans la mesure où le Port de Dakar bénéficie d’excellents atouts. «Dakar est un port en eau profonde, Dakar est un port naturel, Dakar est le port le plus avancé de l’Afrique de l’Ouest, avec un hinterland extrêmement important  comprenant le Mali, la Gambie, une partie de la Guinée ou encore la Mau­ritanie. Des marchandises allant dans ces pays sont débarquées ici pour être escortées en régime de transit. Donc nous avons un potentiel.» Mais si l’on n’y prend garde, poursuit le Cl Sow, «les Maliens vont partir». Il indique également que même si la douane a fait beaucoup d’efforts pour régler le problème de la lenteur des procédures, «il reste beaucoup de choses à faire». L’élimi­na­tion de certains prélèvements est une de ces mesures qu’il faudra prendre. «Certaines agences publiques pourraient renoncer à certains prélèvements», souligne le colonel Sow. Il cite ainsi l’exemple de l’Agence nationale de la navigation maritime (Anam) pour laquelle, dit-il, il n’y a pas de liens entre la prestation et le prélèvement. «L’Anam travaille sur la navigation maritime. On peut comprendre qu’elle fasse des prélèvements sur les bateaux mais pas sur la marchandise», souligne le colonel Sow.
mamewoury@lequotidien.sn

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