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De l’amour à la haine. La dame Coumba Ndongo ne veut plus continuer à vivre avec son mari condamné à 10 ans de prison. Par conséquent, elle a demandé le divorce. En réponse, Moussa Sow Ndongo n’a pas voulu accéder à cette demande de sa femme. Un jour, il l’a appelée depuis sa cellule pour lui faire part de son désir de la revoir. A sa grande surprise, la «niarel» lui fait savoir qu’elle s’est remariée et qu’elle ne pourra pas venir, car cette situation ne lui laisse pas la possibilité de sortir de la maison.  Il a failli tomber «en syncope» en apprenant cette «mauvaise nouvelle» alors que le divorce n’est pas encore prononcé. C’est sur ces entrefaites que le sieur Moussa Sow Ndongo l’a menacée de mort. Et par mesure de sécurité, la bonne dame a estimé bon de porter plainte contre son désormais ex-mari pour menaces de mort.
Devant la barre, le prévenu a nié les faits qui lui sont reprochés. Ne pouvant pas même se retenir à la barre, il a même osé crier devant le juge qu’il n’avait plus envie de revoir sa deuxième femme. «Après plusieurs années de bonheur, elle a décidé de mettre fin à notre idylle. Ayant un problème antérieur, je suis condamné à 10 ans ferme de prison ferme», rappelle-t-il. Avant d’expliquer qu’il a convoqué sa première femme pour lui demander d’aller refaire sa vie. «Mais elle a refusé en me faisant comprendre qu’elle s’est mariée avec moi pour le meilleur et le pire. Mais lorsque je l’ai appelée (la deuxième) pour lui renouveler mon amour et lui dire aussi qu’elle me manque, elle m’a demandé de ne plus l’appeler parce qu’elle a convolé en secondes noces. C’est pourquoi je ne veux plus la voir même en peinture», a-t-il martelé. Dans la même veine, Moussa Sow Ndongo précise que sa deuxième femme a pris sa propre décision sans le consulter en se remariant avec un homme de tenue. «Je ne lui ai pas accordé le divorce. Je pourrais la poursuivre pour bigamie, mais je ne l’ai pas fait, car je la déteste. En plus, on n’a pas eu d’enfant. A quoi bon la retenir ou la menacer de mort ?», tente-t-il de justifier. Selon le juge, Coumba Ndiongue a indiqué que son ex-mari l’a menacée de mort par téléphone. «Je lui ai remboursé la dot qu’il m’a donné lors de notre mariage, mais il l’a refusée», a-t-elle soutenu selon le juge.
Le ministère public a requis une application bienveillante de la loi. En rendant sa décision, le Tribunal a finalement relaxé Moussa Ndongo qui va regagner sa cellule pour purger sa peine.
justin@lequotidien.sn

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