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Ibrahima Dabo, condamné à 20 ans de travaux forcés en première instance pour avoir tué un chauffeur de car rapide pour 200 francs à l’aide d’un couteau en août 2010,  a été jugé par la Chambre criminelle d’appel. Il espérait obtenir une peine moins lourde, mais  le juge l’a confirmée.

Une vie peut basculer pour des broutilles. Abdoulaye Sow a été condamné à 20 ans de travaux de forcés pour une histoire de petite monnaie. «Je ne l’ai pas tué mais c’était la volonté divine et je n’y pouvais rien.» C’est ainsi que l’accusé a tenté de justifier son acte  hier devant la Chambre criminelle d’appel. Condamné à 20 ans de travaux forcés en première instance pour le meurtre du chauffeur de car rapide Ibrahima Dabo le 21 août 2010, il ressort des débats d’audience que le jour des faits, Abdoulaye Sow et son ami Fata étaient sous l’emprise de l’alcool. Ils ont emprunté un car rapide. Ensuite, ils ont refusé de payer le ticket du transport évalué à 200 francs malgré les relances incessantes de l’apprenti. Cela a créé des tensions. L’histoire a fini en bagarre. Pour s’enquérir de la situation, le chauffeur de la voiture, Ibrahima Dabo, est sorti de son siège pour calmer la situation en échangeant des propos aigre-doux avec le sieur Sow.  Ce dernier l’a poignardé à la carotide avant de prendre la poudre d’escampette. Suite à ses blessures, le chauffeur de car rapide Ibrahima Dabo a succombé à ses blessures.  Ab­doulaye Sow a été arrêté suite à une patrouille. Inter­pellé, il a changé de nom mais malheu­reusement pour lui, comme il est connu dans le milieu de la drogue, il est passé aux aveux tout en déclarant que c’est lui qui a tué Ibrahima Dabo.
A l’instruction comme à la barre, l’accusé a commencé à tergiverser. Condamné auparavant pour vente de drogue, ce dernier dit l’avoir arrêtée avant de préciser que lors des faits, ils n’étaient pas ivres. Selon lui, ce jour-là, c’est Fata, qui se disputait avec l’apprenti, qui leur a réclamé 200 francs pour le transport. «Alors vu que Fata fait partie de ce corps, on a refusé de payer. C’est par la suite que Fata et l’apprenti en sont venus aux mains. Sorti de son siège pour s’enquérir de la situation, le chauffeur m’a insulté avant de m’assener un coup.  C’est après que j’ai couru jusqu’au vendeur de coco où j’ai pris le couteau et je l’ai poignardé», dit le vendeur de chanvre indien. Malgré ses déclarations, son avocat a plaidé pour une application bienveillante de la loi pénale. Au finish, le juge a confirmé la décision et réserve les intérêts civils de la partie civile.
justin@lequotidien.sn

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