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Aliou Dia reviendra le 22 janvier pour se défendre des accusations de diffamation portées à son encontre par Mor Maty Sarr. Le maire de Mbeuleukhé qui a nié les faits a amené la Cour d’appel à renvoyer l’affaire pour comparution de la partie civile.

Aliou Dia est connu pour être l’avocat défenseur des causes paysannes. Hier, il était devant la Cour d’appel pour défendre ses propres intérêts. Jugé en première instance par défaut pour diffamation, il avait été condamné à 3 mois, assortis de sursis, et à payer 10 millions de dommages et intérêts, sans compter une amende de 500 mille francs.
Mécontent de la décision, l’actuel maire de Mbeuleukhé a fait opposition et s’est pourvu en appel pour livrer sa version des faits. En tout état de cause, il est poursuivi par Mor Maty Sarr. Ce dernier lui reproche d’avoir soutenu au cours de l’émission «Sen chaud» le 31 janvier 2017, de la Sen Tv, que le seul problème de Mbeuleukhé est Mor Maty Sarr. Il n’est là que pour ses intérêts personnels.
Il lui aurait aussi reproché de s’activer dans le domaine des passeports diplomatiques pour faciliter ses accès auprès des chefs religieux, entre autres accusations. Mais Aliou Dia a été catégorique. «Je n’ai pas tenu de tels propos. Mor Maty n’a pas de parents à Mbeuleukhé, mais il se présente comme le coordonnateur. Ce que j’ai dit c’est ceci. Mbeuleukhé a deux problèmes. Il s’agit de Mor Maty et Idrissa Thiam. Je suis le maire de Mbeuleukhé et c’est moi qui ai construit la mosquée. Mais quand le journaliste m’a posé la question sur la mésentente entre les autorités de la localité, je lui ai dit qu’il y a des autorités qui ne pensent qu’à elles. Elles se font des passeports diplomatiques pour voyager et avec ces cartes, elles ont des accès faciles auprès des chefs religieux. Mais je n’ai prononcé le nom de personne», a-t-il martelé devant le juge.
Au préalable, les avocats de la défense avaient soulevé une exception pour demander la nullité de la citation. Selon les robes noires, il n’a pas été précisé la qualité du prévenu ou du civilement responsable. Si les directeurs de la télévision D-Médias sont identifiés, c’est à eux d’être cités comme principaux responsables et leur client comme complice. La défense pense aussi que le texte de loi visé n’est pas celui pour qui leur client est poursuivi. Ainsi, les avocats ont plaidé la nullité de cette affaire. Ce à quoi la partie civile s’est opposée en précisant qu’elle n’est pas obligée de citer le directeur de la télévision comme principal res­ponsable, car l’auteur principal a été identifié. Me Adnan a demandé au juge de déclarer l’exception comme mal fondée. Un avis partagé par le Parquet général, selon qui il n’y a pas de nullité sans texte. Selon lui, c’est le bon texte qui a été visé. Et mieux, il revient à la partie civile d’apprécier la personne qui est à l’origine de son préjudice.
L’affaire a été renvoyée au 22 janvier prochain pour comparution de la partie civile.
justin@lequotidien.sn

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