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Retour d’exil de Karim Wade et libération de Khalifa Sall…, voilà les conditions de l’Ujtl pour un dialogue «sincère» entre le pouvoir et l’opposition. De plus, les jeunes du Pds exigent l’installation du chef de l’opposition qui existe dans la Constitution depuis mars 2016.

Avec qui le pouvoir va dialoguer ? Devant le rejet quasi unanime de l’opposition, l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (Ujtl) indique une voie de sortie à cette impasse en posant les conditions pour un dialogue politique. Il suffit, d’après l’aile jeunesse du Pds, de permettre le retour d’exil de Karim Wade et de libérer le maire de Dakar en prison depuis plus de 7 mois. En conférence de presse hier, à la permanence Oumar Lamine Badji, Toussaint Manga et ses «frères» ont d’emblée noté un «manque de sincérité» dans l’appel au dialogue du président de la République. Selon eux, «Macky Sall sait pertinemment qu’on ne peut pas dialoguer dans ce pays en l’absence de la première force de l’opposition, Karim Wade qui est son principal interlocuteur. Mais aussi en maintenant en prison un autre opposant comme Khalifa Sall». Pour cela, indique Toussaint Manga, Secrétaire général de l’Ujtl, le président de la République doit permettre le retour d’exil de Wade-fils. «Le président de la République sait pourquoi il a fait exiler Karim Wade, donc c’est lui qui a intérêt à ce que notre candidat soit toujours au Qatar. Dans sa logique de faire le vide autour lui pour obtenir un second mandat, Macky Sall sait aujourd’hui que Karim est une menace à cela», explique le député libéral. Toutefois, «quoi qu’il adviendra, Karim Wade va participer à la Présidentielle de 2019, sinon, il y n’y aura pas d’élection», menace le patron des jeunes Libéraux qui prévoient une tournée nationale à partir de janvier 2018 pour préparer le terrain à leur candidat.

L’Ujtl va mener un «combat de principe» pour Khalifa Sall
En outre, les jeunes du Pds comptent également porter le «combat de principe» pour la libération de Khalifa Sall. D’après ces partisans de Me Abdoulaye Wade, le député maire de Dakar est victime de son opposition au régime actuel. «En 2012, Macky connaissait cette caisse d’avance mais il n’en a pas parlé parce que Khalifa était avec eux. Il a attendu que Khalifa décide de mettre en place une liste aux Législatives et déclare sa position pour une candidature du Ps en 2019, pour lui créer un dossier politique et le jeter en prison. Il instrumentalise la Justice à des fins politiciennes», dénonce les jeunes Libéraux avertissant que «Macky n’arrivera pas à ses fins».
Par ailleurs, Toussaint Manga et Cie invitent le président de la République à installer le chef de l’opposition consacré dans la Constitution depuis le référendum de mars 2016. «L’Ujtl exige que la Constitution soit respectée et que le Statut du chef de l’opposition soit appliqué comme c’est prévu par la loi. Il n’est pas acceptable que la Constitution soit violée sur la base de calculs politiciens», assènent-ils.
bgdiop@lequotidien.sn

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