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Omar Mal, Dgpn.

Les citoyens, qui ont perdu leur carte d’identité et leur carte d’électeur, devront encore prendre leur mal en patience pour obtenir la carte biométrique à puce Cedeao parce que les services de police et de gendarmerie, qui devraient confectionner ces documents ne sont pas encore outillés en la matière. La révélation a été faite hier à Diourbel par le directeur général de la Police nationale qui est en tournée sur l’ensemble du territoire.

Treize mois après sa nomination comme directeur général de la Police nationale, l’Inspecteur général Oumar Maal entame une tournée nationale, qui va le conduire au niveau des différents commissariats du Sénégal. Interpellé sur la confection de la carte biométrique à puce Cedeao par la police, Oumar Maal précise : «La carte biométrique ne com­mencera au niveau des commissariats et brigades de gendarmerie qu’après que les 500 commissions itinérantes disséminées auront couvert l’ensemble du pays.» Cette précision va exacerber l’angoisse des popu­lations qui se lèvent à l’aurore pour espérer obtenir le précieux sésame au niveau des préfectures bondées de demandeurs.
A Diourbel, où, il était hier, Oumar Maal a rappelé aux différents éléments de la police la mission qui est attendue d’eux. Il a insisté sur la nécessité de mieux se comporter vis-à-vis du public en ayant une attitude irréprochable «tant par la parole et par le verbe que par le geste». «Evitez tout comportement agressif que ce soit une violence verbale ou violence physique», avance le directeur général de la Police nationale (Dgpn). Il a ensuite sensibilisé les limiers sur la nécessité de changer de posture vis-à-vis du terrorisme, qui est un phénomène mondial. Par conséquent, le patron de la police a demandé à la population «de collaborer avec les Forces de défense et de sécurité», en les invitant à cultiver le reflexe de la dénonciation.
A Diourbel, le Dgpn est revenu sur les relations souvent conflictuelles entre les policiers et gendarmes.  «Ces heurts souvent notés entre nous n’ont pas de sens parce que nous ne sommes pas des ennemis et sommes appelés à assurer la sécurité des personnes et des biens, chose que nous pouvons réussir qu’en étant unis».  Quid du port de la casquette dont l’effigie porte l’inscription «Police» ? «C’est même formellement interdit. Mais malheureusement, des policiers se permettent de porter des caps (Sic) avec cette inscription. Le problème avec le port de ces casquettes est que tout le monde peut se les procurer et les porter partout. Ce qui peut créer d’autres problèmes dans l’exercice même de la mission assignée aux Forces de sécurité. A compter du 1er janvier, tout policier qui sera pris sera sévèrement sanctionné», avertit Oumar Maal.
badiallo@lequotidien.sn

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