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Le président du groupe parlementaire Benno bokk yaakar, Aymérou Gningue, qui intervenait hier à une conférence sur le thème «Promesses et défis de l’offshore pétrolier et gazier en Afrique de l’Ouest : le cas du Sénégal», a invité l’Etat à ne ménager aucun effort pour que les entreprises sénégalaises puissent profiter des ressources pétrolières et gazières.

Aymérou Gningue estime que le Sénégal doit disposer d’un nouveau Code pétrolier qui soit à la dimension de notre statut de pays pétrolier. «Avant on courait vers les compagnies pétrolières, on vendait presque gratuitement notre destination. Aujourd’hui, nous avons un nouveau statut, donc il y a des bonus de signatures qui sont introduits dans le nouveau Code pétrolier. Il faudra dans le cadre du contenu local arriver à des décrets d’application», a indiqué hier le président du groupe parlementaire de Benno bokk yaakar.
Il s’exprimait lors d’une conférence sur «Promesses et défis de l’offshore pétrolier et gazier en Afrique de l’Ouest : le cas du Sénégal». Pour lui, «le tout n’est pas de voter la loi, mais d’avoir des décrets d’application conformes avec ce que nous voulons faire de notre pays». En effet, explique-t-il, «au-delà de la rente pétrolière, il y a un élément encore beaucoup plus important. C’est comment encadrer l’activité pour qu’elle soit profitable aux entreprises sénégalaises. Cet encadrement dans le cadre du contenu local apportera beaucoup plus que le pétrole en tant que ressource».
Le Réseau des parlementaires dont il fait partie a partagé hier, avec les experts régionaux et internationaux, les défis liés à l’exploitation du pétrole et du gaz découverts au Sénégal. Ces deux produits dans leur phase d’exploitation posent souvent des problèmes liés à l’environnement, à la transparence dans la gestion, mais aussi à la question de l’utilisation de la rente.
Pour prévenir la «malédiction pétrolière», les parlementaires en partenariat avec le Parte­nariat régional pour la conservation de la zone côtière ont tenu un atelier de partage d’expériences avec les membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), les élus locaux, les membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese), la Société civile. La rencontre vise une mise à niveau de leurs connaissances sur les défis qui vont se poser au Sénégal de demain à partir de la phase d’exploitation du pétrole et du gaz.
Aymérou Gnigue s’est réjoui de la découverte du pétrole et du gaz dont l’exploitation va aussi permettre de connaître le fond marins Sénégalais. «Jamais nous n’avons été à des profondeurs de deux mille à trois mille mètres. Cela permettra également de savoir ce qu’il y a au niveau de cet écosystème, ses réalités», a-t-il souligné.
Le député qui est revenu sur les enjeux liés à l’exploitation pétrolière et gazière, estime que l’Etat doit connaître les précautions à prendre pour ne pas épuiser ces ressources. «Avec l’évolution de la science, il ne se pose pas de risques majeurs si on prend toutes les précautions. Au niveau des protocoles que nous allons mettre en place justement pour assurer la protection de l’environnement, il ne se posera pas de soucis majeurs. Mais le risque zéro n’existe pas. Nous allons justement partir des connaissances que nous avons tirées des pays pétroliers qui aujourd’hui, préservent leur environnement», rassure le député. Pour lui, le Sénégal doit et peut relever les défis liés à la préservation de l’environnement, au niveau de la gestion des ressources, au niveau de la redistribution de la rente pétrolière.
ksonko@lequotidien.sn

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