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La 20ème conférence internationale Mathématiques appliquées à des questions de développement (Madev 2019) se tient depuis hier à Dakar. La rencontre permettra aux acteurs d’identifier des outils mathématiques qui devraient permettre de résoudre les  problèmes des populations liés à l’énergie, l’eau et l’épidémiologie.

Les mathématiques peuvent régler les problématiques liées à l’énergie, l’épidémiologie et l’eau. Mieux, elles peuvent être un levier de développement. C’est ce qu’essaient de prouver les mathématiciens d’Afrique et ceux de la France. Qui, depuis hier, tiennent la 20ème conférence internationale Mathéma­tiques appliquées à des questions de développement (Madev 2019). Et pendant 3 jours, il s’agira dans un esprit participatif de montrer comment les mathématiques peuvent contribuer à proposer des solutions pertinentes ou des outils d’aide à la décision pour la résolution des problèmes liés à l’épidémiologie, l’eau et l’énergie. Mais également, cette rencontre sera une occasion pour jeter un regard sur l’état d’avancement des recherches de jeunes doctorants pour les motiver et les accompagner.
Organisée par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) et le Comité pays en développement (Coped) de l’Académie des sciences de France, la conférence a pour thème «Outils et méthodes de la théorie du contrôle appliqués à l’énergie, à l’épidémiologie et à l’eau». «L’accès à la santé, à l’énergie et à l’eau constitue une des priorités pour le pouvoir public et les académiciens et plus généralement les scientifiques qui ont ce soucis de mettre à la disposition des décideurs des outils d’aide à la décision», a déclaré Doudou Ba, président de l’Ansts. Qui ajoute : «Les mathématiques ont une place dans l’apport de ces outils, mais une place qui peut être améliorée significativement, notamment à ce genre de rencontres où des équipes inter pays peuvent se créer et travailler en synergie dans la complémentarité et l’excellence.» Grâce aux mathématiques, poursuit-il, «nous pouvons faire plus et mieux dans les domaines qui nous préoccupent». M. Ba d’expliquer davantage : «Vous le savez, la santé étant un domaine multidisciplinaire et multisectoriel, elle ne saurait se passer de la disponibilité de l’eau et de l’énergie. Ainsi, les mathématiques s’investissent pour  garantir ce pouvoir d’accès vers les populations.»

«Le calculateur opérationnel dès février 2020»
Selon Malick Sow, représentant du ministre de l’Ensei­gnement supérieur, de la recherche et de l’innovation, les bases fortes d’un développement inclusif et durable doivent être adossées sur l’émergence et le développement massif et continu de capacités scientifiques et endogènes. «C’est vers cet effort de création d’une expertise que doivent tendre des systèmes de formation en Afrique. Il nous faut une véritable politique de formation dans les métiers de la recherche et l’innovation technologique», dit-il. Pour M. Sow, «les pays qui maîtrisent la science dominent l’économie mondiale, contrôlent les marchés internationaux et font rayonner leur culture et leur pensée». C’est conscient de cela que le gouvernement a mis en place un «ambitieux» programme «de construction de laboratoires, d’un centre microscopie électronique, l’acquisition d’un calculateur parallèle intensif, une plateforme de génétique monoculaire etc.».
Soucieux de doter le Sénégal de meilleures technologies, d’exploiter les mathématiques pour son développement durable, soutient le représentant de Cheikh Oumar Anne, «les plus hautes autorités du pays ont initié un ambitieux projet d’acquisition d’un super calculateur qui sera opérationnel dès février 2020. Cet équipement place le Sénégal 2ème après l’Afrique du Sud en matière de calcul».

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