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«Les urgences et priorités du numérique sénégalais» : c’est le thème de la 12e édition des «Mardis du numérique», tenue hier. Au cours de laquelle le président d’Africa performance institute (Api), Ibrahima Nour Eddine Diagne, a prôné une meilleure articulation des initiatives, autant du privé que de l’Etat.

Le Sénégal a beaucoup de compétences dans le domaine du numérique. Cependant, le pays a besoin de la cohérence et de l’articulation des initiatives, autant du privé que de l’Etat. C’est la conviction du président d’Africa performance institute (Api). Ibrahima Nour Eddine Diagne participait mardi à un panel sur le thème «Les urgences et priorités du numérique sénégalais» dans le cadre des «Mardis du numérique», 12e édition.
D’après M. Diagne, le pays dispose des compétences nécessaires, mais les manquements résident dans le déroulement des stratégies. En fait, explique-t-il, la transversalité prononcée du numérique qui justifie ces manquements doit pousser à inventer le bon modèle, afin que l’articulation de toutes les initiatives, publiques comme privées, produise de la valeur pour projeter le Sénégal parmi les pays leaders africains du numérique.
A l’en croire, les incohérences s’expliquent surtout par la succession d’initiatives. «Ce n’est pas une tare sénégalaise ni du numérique. C’est qu’aujourd’hui, il faut dans tous les secteurs de nouvelles logiques de gouvernance agile.» Le président d’Api exhorte le privé national à s’organiser pour faciliter le partenariat avec l’Etat. «C’est très difficile de vouloir faire la construction numérique, alors qu’en face l’Etat a une multiplicité d’acteurs avec qui il doit parler», plaide M. Diagne, qui est par ailleurs l’administrateur général du Gie gaindé 2000.
L’une des préoccupations pour le directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Boss) est de faire en sorte que les entreprises nationales du secteur du numérique se sentent mieux dans les commandes publiques. Ibrahima Wade propose de tenir des rencontres régulières entre le secteur privé et le gouvernement à travers le ministre en charge de l’Econo­mie numérique pour digitaliser les secteurs de la santé, de l’éducation, du tourisme.
Le Dg du Boss recommande à cet effet de repenser le rapport dans le partenariat public-privé qui, de manière traditionnelle, place le secteur public comme force de commande publique, alors que le privé a tendance à tout attendre de l’Etat. «Dans le domaine du numérique, c’est la recherche, l’innovation. Ce que nous avons remarqué dans certains pays, c’est que le privé est force de propositions et de solutions pour l’Administration, mais également pour le citoyen en matière de consommation», relève Ibrahima Wade qui souhaite que le secteur du numérique se positionne de plus en plus comme pourvoyeur de solutions.
ksonko@lequotidien.sn 

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