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Hier, par l’entremise de son secrétaire général, le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Pape Leyti Ndiaye, a interdit la conférence de presse des conseillers de Ousmane Sonko. Me Ousseynou Fall et ses confrères se sont pliés sans évoquer les motifs d’une telle décision.

Très attendue hier, la conférence de presse des avocats de Ousmane Sonko a n’a pas eu lieu. Le face-à-face avec les journalistes a été en effet interdit par le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Pape Leyti Ndiaye. Relati­vement aux motifs d’une telle décision, les conseillers du député et leader de Pastef ont refusé de donner les raisons de cette annulation. «Je suis peiné. Désolé de ce retard comme vous l’avez remarqué. Nous aurions souhaité tenir cette conférence de presse pour le leader du Pastef, Ousmane Sonko. Votre présence montre vraiment l’intérêt que vous attachez à cette affaire. Mais je disais à l’entame que je suis peiné. Je ne dirais pas indigné parce que nous sommes des avocats et nous appartenons à un ordre, celui des avocats du Sénégal», a informé Me Ous­seynou Fall avec amertume. Sur le visage des journalistes venus nombreux se lisait le découragement après une longue attente. Malgré l’insistance des journalistes sur les raisons de l’interdiction, Me Fall et ses confrères ont préféré donner rendez-vous à une date ultérieure. C’est avec la colère à la gorge que les reporters ont quitté la salle.

Me Ousseynou Fall : «Personne ne pourra affaiblir notre
défense»
Toutefois, en compagnie entre autres de Mes Abdoulaye Tall, Djiby Diagne, Me Ousseynou Fall avertit d’abord : «Personne ne pourra affaiblir notre défense, encore moins la détruire.» Puis, il devient plus précis : «C’est à la dernière minute que le secrétaire général de l’Ordre nous a appelés pour nous informer de l’interdiction de la tenue de cette conférence de presse. Mon jeune confrère, Sarr, m’a donné son portable pour m’informer de la décision du bâtonnier de l’Ordre des avocats, représenté par son secrétaire général. Alors que nous, nous avions adressé une lettre préalable d’information pour notre conférence de presse de ce jour. Nous sommes vraiment désolés de devoir reporter cette conférence de presse parce que nous aurions tant aimé apporter un tant soit peu d’éclairages sur cette affaire dite des 94 milliards. Malheu­­­reusement, je ne peux pas aller plus loin. Je ne peux pas déflorer le sujet, compte tenu du respect de cette interdiction. Je ne vous donne pas une date ultérieure, mais on vous communiquera la prochaine conférence de presse.»
L’audition du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire des 94 milliards, relative au titre foncier 1451/R, se fera vendredi à huis clos.

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