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Avec une carrière riche en palmarès dont deux titres de championne d’Afrique, la capitaine des Lionnes du basket, Astou Traoré, pense de plus en plus à une retraite paisible. Mais à 38 ans, la native de Mbour reconnait que la reconversion ne sera pas facile, faute d’avoir arrêté ses études au profit du basket.

Elle n’est plus à présenter. Son nom dépasse les frontières africaines. L’internationale sénégalaise de basket, Astou Traoré, est l’idole de toute une génération qui veut briller sur les parquets. Dans un live sur Instagram (Rapatak Show), la sportive de 38 ans a parlé de sa carrière. Un seul regret, les études qu’elle a arrêtées.
«Je voulais devenir médecin, mais je n’avais pas la patience de me concentrer sur les études. C’est une chose que je regrette honnêtement», explique la meilleure marqueuse de l’histoire de l’Afrobasket. «Le monde a évolué, nous sommes à l’ère basket-études et arrêter mes études a plus été un inconvénient qu’un avantage. Le basket est juste un métier, à un moment, on arrête de le pratiquer. Et moi, je suis en fin de carrière. Il faut penser à la reconversion. Il faut vraiment que les jeunes réfléchissent à cela. Beaucoup m’interpellent en disant que je veux devenir comme Astou et le meilleur conseil que je puisse leur donner est que les études sont importantes et passent avant tout. Il faut des diplômes pour exercer un autre métier. Franchement, c’est un regret pour moi», ajoute la double championne d’Afrique en 2009 et 2015.

«Je demande aux jeunes de poursui­vre leurs études pour avoir certaines qualifications»
Née à Mbour, Astou a évolué dans 10 différents clubs entre l’Espagne, France, Turquie, Belgique et l’Afrique. Elle totalise au moins 15 années d’expérience. «Selon moi, se faire connaître partout en Afrique et en Europe à travers le basket est une bonne chose. Mais ne pas pouvoir se reconvertir après une bonne carrière, c’est une mauvaise finalité. Tout ce temps à exercer le basket puis ne rien faire après, c’est vraiment à ne pas faire. Je demande vraiment aux jeunes de poursuivre les études parce que la carrière d’un basketteur est éphémère. C’est mon travail, ma passion, je m’y donne à fond. Et d’ailleurs, c’est grâce à tout ce que j’ai accompli que j’ai des propositions de travail pour occuper certains postes. Mais je ne peux pas accepter parce que je n’ai pas les compétences», regrette la capitaine des Lionnes.
D’où son message de sensibilisation pour servir de modèle à la jeune génération. Selon elle, son histoire devrait servir aux plus jeunes basketteurs, et consciente que la vie continue à la fin de la carrière et qu’il faut avoir les outils pour se reconvertir. «Je suis un porteur de voix, les jeunes m’écoutent. Et je n’ai pas honte de dire que je n’ai pas poursuivi mes études. Il faut qu’ils comprennent que sans les études, tu ne peux rien faire dans la vie. Quand j’étais très jeune, on me demandait d’aller à l’école, moi je prenais mon sac et je partais jouer au basket. Là, je n’ai pas beaucoup de temps. Je jongle entre les entraînements. Mais, je vais reprendre les études pour avoir certaines qualifications», a-t-elle promis.
Avec wiwsport.com

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