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Ami de Pape Diouf, Joseph Antoine Bell a rendu hommage au Sénégalais. Le double vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations de football avec le Cameroun et ancien capitaine de l’OM raconte comment il a appris la triste nouvelle. D’abord, en apprenant sa maladie, il a tenté de le joindre au téléphone. «Hervé Penaud, journaliste à L’Equipe, m’a appelé pour me signifier que Pape Diouf, malade, était sur le point d’être transféré, de Dakar à Nice. Mais moi, à ce moment-là, je dois avouer que je m’apprêtais à l’appeler pour le chahuter. Je n’avais pas réalisé la gravité et, un hasard footballistique, parce que cet appel-là a été coupé par celui de Roger Milla, qui m’appelait, et donc, l’appel en direction de Diouf a été coupé. Puis, quand Hervé Penaud me rappelle, c’est pour m’annoncer la triste nouvelle. J’ai ressenti un choc», a raconté Joseph Antoine Bell.

«Il va falloir que tu deviennes agent de joueurs»
La relation entre Pape Diouf et Joseph Antoine Bell remonte d’il y a très longtemps. Selon le Camerounais, à l’époque, Pape Diouf était tout juste journaliste à La Marseillaise. «Moi, je suis l’homme du début de Pape Diouf. Quand je suis arrivé à Marseille, il était journaliste au journal La Marseillaise et moi, joueur, puis capitaine de l’OM. On était ensemble tous les jours. Un jour, parce qu’il avait migré du journal La Marseillaise à un journal en construction qu’on appelait «Le Sport», lequel n’a pas vécu longtemps. Voyant que ce journal-là, n’allait finalement pas tenir la dragée haute, tout de suite, je lui ai dit bon mais il va falloir que tu deviennes agent de joueurs. Mais, pour que les joueurs puissent lui faire confiance, je lui avais dit qu’il faut qu’il soit mon agent à moi. Mais moi, en réalité je n’avais pas besoin d’agent…», poursuit Joseph Antoine Bell.

«Quelqu’un en qui on pouvait avoir une totale confiance»
Selon Joseph Antoine Bell si Pape Diouf a pu réussir à s’imposer dans le milieu du football, c’est grâce à ses qualités humaines. L’ancien international camerounais évoque le souvenir d’un homme véridique, honnête et capable de tenir sa parole. «De manière générale, je pense qu’il a fait de grandes choses. De grandes choses comme agent, parce que je ne pouvais en faire un agent que si j’avais confiance en lui, quelqu’un en qui on pouvait avoir une totale confiance, qui était capable de tenir sa parole, qui était capable d’être toujours honnête, et d’avouer ses limites quand il les constatait lui-même, quelqu’un qui ne faisait pas de fausses promesses. Nous étions d’accord que la vérité finit par se savoir donc, autant commencer par la vérité. Et puis, la relation que Pape Diouf a pu avoir avec les dirigeants en étant agent a été si franche qu’elle lui a valu du respect. Quand il est devenu président de l’OM, ce comportement lui a aussi servi dans les relations», révèle Joseph Antoi­ne Bell.
L’ancien capitaine de l’OM invite les populations à prendre conscience de la gravité de la maladie. Car selon lui, des gens que l’on connait, que l’on fréquente en sont morts.
Avec actucameroun.

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