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Quand on encadre des jeunes partis «compétir» à l’étranger, forcément on oublie sa personne pour penser à eux, surtout en matière de santé. Testé positif au Covid-19 et rentré du Caire, le Dtn du basket, Tapha Gaye, dit rendre grâce à Dieu que le virus soit tombé sur lui.

Vous êtes rentré lundi soir au Sénégal après quelques jours passés au Caire, en Egypte, où vous avez été testé positif au Covid-19 durant l’Afroba­s­ket U18. Comment vous sentez-vous, pour rassurer un peu les Sénégalais ?
Là, vraiment je me sens bien. Il faut dire que c’est un épisode qui a été un peu difficile, mais je rends grâce à Dieu. Vraiment, je me suis rendu compte qu’au Sénégal il y a beaucoup de solidarité. Une solidarité agissante. La Fédération sénégalaise de basketball s’est très bien occupée de moi. L’ambassadeur Bèye qui est au Caire a été formidable avec ses collaborateurs. Je n’ai manqué de rien. Je remercie aussi Ibrahima Ndiaye «Iboss», l’intendant qui a pris l’initiative de rester avec moi pour me soutenir durant mon séjour. Je ne me suis pas senti seul et je tenais à remercier tous les Sénégalais. J’ai vraiment senti les gens autour de moi. Des mots d’encouragement, de soutien, des prières, je dis «alhamdoulilah». Vraiment je remercie tous les acteurs du sport, basketball, football et autres, y compris la presse sportive. J’ai eu le soutien de ma famille, de mes amis, de tout le monde.

Quels ont été les mo­ments les plus difficiles ?
J’étais un peu soulagé parce que quand on est responsable dans une délégation, on oublie sa personne. J’ai plus pensé aux enfants de 16-17 ans. Je me suis posé la question, si cela devait arriver à quelqu’un d’entre eux, comment j’allais faire. J’ai remercié le bon Dieu que ce soit tombé sur moi. Donc, cela n’a pas été vraiment difficile parce que j’étais soulagé de voir la délégation rentrer. Le contexte aurait été très difficile pour nous. Il fallait gérer cela avec beaucoup de philosophie. Donc ça va, tout s’est bien passé. Le truc le plus cocasse, c’est d’être en pays étranger. Mais avec le soutien des uns et des autres, je ne l’ai pas senti.

Vous êtes finalement resté combien de jours au Caire ?
Je crois que c’est 11 jours après le tournoi, en isolement. Je dois dire que les gens ont respecté les consignes de la Fiba.

Quel message adressez-vous aux Sénégalais avec le début de la deuxième vague ?
Il faut être prudent. C’est une maladie qui est réelle. Vous vous imaginez un peu quand on vous dit qu’il n’y a pas eu le pèlerinage à la Mecque parce qu’il y a la pandémie. Cela veut dire que c’est quelque chose de sérieux. Vraiment, il faut que les gens réfléchissent un peu. Des économies mondiales qui tombent comme ça, des écoles qui sont fermées… C’est une question très réelle. On n’est pas trop affecté, mais il faut être très vigilant, se protéger et protéger ses proches.

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