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Dans un entretien diffusé par France Foot cette semaine (numéro du 31 octobre 2017) , Leroy Sané évoque ses attaches avec le Séné­gal. Un pays qu’il ne connaît peut-être pas, mais qu’il a dans la peau.

Leroy Sané qui, à 21 ans, constitue des joueurs d’avenir de Manchester City. Il a pour père Souleymane Sané, international sénégalais de 1990 à 1997 et capitaine des Lions. Il a joué dans la même équipe que les Bocandé, Thierno Youm, Guèye Sène, etc., et a pris part aux campagnes «Algérie 90», «Sénégal 92» et «Tunisie 94».
Dans cet entretien, Leroy Sané revient sur le prénom qu’il porte. Son homonyme étant l’ancien sélectionneur du Sénégal, Claude Leroy, mais aussi son parrain : «Je ne le (Claude Leroy) connais pas vraiment. Je ne l’ai même jamais vu. Je sais juste qu’en français mon prénom veut dire «The king», le roi, c’est tout. (…). C’est juste mon prénom. Je sais bien que, pour mon père, c’est très important, mais, pour moi, ça ne va pas plus loin. Je sais ce que cela signifie, c’est vrai que c’est symbolique, mais je vous assure, je ne suis pas le roi !»
Il révèle : «Je me suis fait tatouer la carte du Sénégal, c’est vrai, ainsi que celle de l’Alle­magne. Pas celle de la France, désolé. Le Sénégal, je l’ai fait parce que mon père est né là-bas et y a grandi. Bien sûr, il a aussi vécu en France, mais mes racines sont au Sénégal.»
International allemand, Leroy Sané confie : «Je suis né et j’ai grandi en Allemagne. J’ai encore de la famille en France, mais je me sens allemand. C’est pour cela que j’ai décidé de porter le maillot de la National­man­nschaft. Il n’a jamais été question de porter celui de la France ou du Sénégal. Mon pays, c’est l’Allemagne.»
Fils de Souleymane et de la médaillée de bronze en gymnastique rythmique aux Jeux Olympiques de Los Angeles 1984, Regina Weber, Leroy Sané souligne que cette ascendance n’a pas eu une influence particulière sur sa carrière. «Rien de tout cela. Moi, je voulais juste jouer au football. Quand j’étais petit, je ne pensais pas à ce qu’ils avaient réussi, à ce qu’ils avaient gagné. Je n’ai jamais cru devoir faire mieux qu’eux. Je voulais juste prendre du plaisir parce que j’aime le foot depuis toujours.» Il ne rejette pas cependant le fait que ses qualités de rapidité et de souplesse lui viennent de ses parents : «C’est vrai. Bien sûr que cela compte. Mon père était très rapide. J’ai pris ça de lui, comme des qualités athlétiques et physiques de ma mère. J’ai été un petit peu chanceux d’hériter ça d’eux. Mais ça ne suffit pas. J’ai dû beaucoup m’entraîner pour progresser et devenir meilleur, même si, génétiquement, j’ai été gâté, je le reconnais. Cela dit, c’est un avantage qu’il faut relativiser, car les autres ont forcément quelque chose qu’ils font mieux que vous.»
Avec jourdesport

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