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L’attaquant sénégalais de Rennes, auteur de plusieurs écarts il y a quelques années, espère marquer son club par des coups d’éclat sur le terrain. Mbaye Niang est revenu sur sa trajectoire et son image parfois égratignée. Morceaux choisis d’un entretien avec L’Equipe.

Le Fc Torino vous a prêté avec option d’achat en fin de mercato. Pourquoi Rennes ?
Il y avait Leganés et d’autres propositions, notamment Gala­ta­saray, qui a insisté aussi jusqu’au dernier jour. J’avais une idée en tête pour pouvoir me relancer, et j’ai voulu suivre cette logique de revenir dans un Championnat que je connais et dans une équipe rodée qui a bien marché la saison passée. J’arrive sur la pointe des pieds pour faire parler de moi sur le terrain et m’inscrire dans la durée.
Quelle image pensez-vous avoir en Italie et en France ?
J’ai évolué plusieurs années en Italie, j’ai fait ce que j’avais à faire dans un grand club (Ac Milan), j’ai aussi démontré dans des grands matchs que je savais répondre présent. Si certains se disent qu’après Milan je redescends d’un cran à Rennes, je ne suis pas d’accord. Je ne viens pas me relancer dans un petit club, mais dans un club qui peut nourrir de belles ambitions.
Qui a particulièrement compté dans votre évolution ?
A Caen, Franck Dumas et Pape Fall (son adjoint) ont toujours cru en moi, ils m’ont beaucoup aidé. A treize ans, Dumas m’a appelé pour m’entraîner avec les pros. Je n’y croyais pas et j’ai mis trois buts. De là, il m’a dit : «Quand tu auras quatorze, quinze ans, tu viendras t’entraîner avec nous deux fois par semaine.» Et, un jour, à seize ans, quand j’étais au centre, ils venaient de perdre un match, on était relégables. Je lui écris une lettre et je lui dis : «Si tu as envie de te sauver, il faut que tu me fasses jouer.» Il m’a pris pour un fou (sourire). Une semaine après, il me convoque à l’entraînement et me fait entrer pour la première fois en L1, contre Toulouse (1-1, le 24 avril 2011)…
Vous avez aussi connu quelques écarts… Avec le recul, que vous dites-vous ?
Ça peut paraître un peu fou, mais je me dis tant mieux si j’ai fait ces bêtises à ce moment-là, pour que je puisse aujourd’hui devenir un père de famille posé, avec une femme et un enfant. Ça m’a aidé à grandir.
Avez-vous joué avec votre carrière ?
Oui, quand on voit ce que j’ai pu faire, mais ça appartient au passé. L’important, c’est d’avoir pris conscience que ce n’était pas des choses à faire. Aujourd’hui, je regarde vers l’avant, je pense différemment.
Montpellier (janvier-mai 2014), ça fait partie des souvenirs contrastés ?
Ça s’était très bien passé sportivement (4 buts, 2 passes décisives), comme au Genoa (janvier-mai 2015), à part l’écart que j’ai pu avoir. Mais les gens se souviennent du négatif. A moi d’apprendre de ça. Je pense que, depuis quelques années, vous n’avez plus rien entendu de négatif, d’extra-sportif sur moi, donc, c’est que j’ai compris.
La Ferrari, c’est fini ?
Non, mais elle reste cachée, maintenant (sourire)

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