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Emmanuel Eboué ne va pas bien. Le défenseur ivoirien est suspendu depuis un an par la Fifa pour un contentieux qui l’oppose à son ancien agent, M. Boisseau, au sujet de son transfert d’Arsenal à Galatasaray en 2011.

A la fin de son contrat avec le club turc, Eboué a connu une traversée du désert. Mais il aurait pu retrouver la lumière en mars dernier. Il signe à Sunderland, mais ne peut jouer, car la sanction de la Fifa est intervenue après 22 jours au club. Les Black Cats résilient son contrat. A court financièrement, il s’entraîne depuis avec Anfield Town Football Club dans la banlieue londonienne. Mais ses jours ne sont pas si paisibles. Il a même déjà pensé au suicide. C’est ce qu’il raconte dans un long entretien au Telegraph. Extraits…
«Un jour, j’ai voulu me suicider. Ma famille me permet de rester fort. C’est à eux que je dois penser, mais si j’étais seul, je m’inquiète de ce que j’aurais pu me faire. Des fois, je reste seul dans ma chambre et je ferme. Je passe du temps à lire la Bible et il m’arrive de me demander : Emmanuel, pourquoi tu fais ça ? Ce n’est pas bon pour ta famille».
«Mon fils Mathis qui a 7 ans est pensionnaire du centre d’arsenal. A chaque fois que je l’emmène et que les gens me reconnaissent, on me demande : «Emmanuel, tu es à la retraite ?» Je dois toujours leur expliquer ma situation. Ça me déprime encore plus. Quand mes proches voient mon visage, ils peuvent dire que je ne suis pas heureux. C’est la pire période de ma carrière, un très mauvais mo­ment». «Je prie beaucoup. Chaque jour, je me réveille à 4h du matin, je prends la Bible et je prie. Il m’arrive de saisir des messages du livre et de les envoyer à tous mes contacts.»
Sur le manque de soutien de ses amis, Eboué déclare : «Quand Kolo (Touré) avait été suspendu pour son affaire de dopage, je l’appelais très souvent pour avoir des nouvelles, le réconforter. Mais je n’ai pas eu beaucoup de ses nouvelles depuis un certain temps. Je sais qu’il a connu quelques moments difficiles au Celtic, donc j’essaye de comprendre. Tous (ses coéquipiers en sélection) sont mes frères. Je sais qu’ils sont au courant de ma situation et ils m’appelleront. C’est décevant, car je pensais que l’amitié était forte. On se doit d’être amis dans les moments difficiles, mais c’est la vie. Je la prends bien.»
Africa Top Sports

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