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L’ancien Premier ministre n’est pas encore au bout de ses peines dans le différend qui l’oppose à son ex-épouse Aminata Diack. La Cour d’appel de Dakar a rendu hier sa décision en déclarant le leader de l’Act coupable des délits d’usage de faux et de tentative d’escroquerie. Il a été condamné à 1 an assorti de sursis. En plus de la sanction pénale, Abdoul Mbaye devrait payer une amende de 1 million de francs Cfa à l’Etat. En plus, l’ex-Premier ministre devra verser à son ex épouse, en guise de dommages et intérêts, 100 millions F Cfa même si le juge a revu à la baisse le montant réclamé par cette dernière qui était de 1 milliard de francs Cfa. Tout comme il n’a pas suivi le réquisitoire de l’Avocat général qui était de 1 an ferme contre Abdoul Mbaye.
Cette décision annule l’arrêt du juge de première instance qui l’avait blanchi. Il a été relaxé par le Tribunal correctionnel de Dakar le 18 mars 2017 des chefs d’usage de faux et d’escroquerie. Son ex-épouse et le Parquet avaient interjeté appel. Lors de ce dernier procès, l’Avocat général avait demandé la requalification des faits de faux et usage de faux initialement reprochés à Abdoul Mbaye en obtention indue d’un document administratif. Mais il s’agit là d’une défaite judiciaire pour l’homme politique qui a tout le temps dénoncé un procès politique. A la barre, Abdoul Mbaye avait contesté les faits en réfutant les versions du Parquet et de la partie civile. «Depuis 3 ans, on me poursuit pour complicité de faux et on ne m’a jamais présenté de documents attestant que j’aurais commis un tel faux. Je les ai réclamés, mais on ne me les a jamais produits. Je n’ai pas reçu entre les mains le document allégué de faux que j’aurais commis. Nul ne peut produire un écrit par lequel j’aurais essayé de soustraire à la dame Aminata Diack des biens, que ce soient des biens immobiliers ou des avoirs», énumérait-il en persistant pour se blanchir : «Je n’ai jamais cherché à avoir un franc de la part de mon ex-épouse. Dans les liens du mariage, elle n’a jamais contribué le moindre franc aux dépenses quotidiennes.»
A propos du changement du régime de la communauté de biens initialement signé lors de son mariage en séparation des biens, Abdoul Mbaye a fait savoir que son épouse et lui avaient signé une requête conjointe adressée au Tribunal départemental hors classe de Dakar pour opérer ce changement. «J’ai déposé le dossier que nous avons signé ensemble. On a pris la décision après un consentement mutuel. C’est moi qui ai engagé la procédure parce que je voulais faire des investissements et je voulais protéger ces biens. Et cette ordonnance du juge n’a jamais été contestée depuis 20 ans», justifie-t-il son acte. A la sortie du procès, le patron de l’Act avait dénoncé un acharnement : «Il y a quelque chose qui ressemble à de l’acharnement. On vient de passer six heures de temps au Tribunal. Je n’ai jamais essayé verbalement ou par écrit de retirer des biens appartenant à Mme Aminata Diack, mon ex-épouse. Or ce sont les chefs pour lesquels je suis poursuivi. C’est vraiment dramatique. L’importance, c’est que la vérité soit dite pour ce cas mineur qui ne m’ébranle pas», rassurait l’ex-Premier ministre. C’est dit, en attendant peut-être une saisine de la Cour suprême.

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