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La Fédération internationale pour la planification familiale a décidé de suspendre la subvention annuelle qu’elle accordait à l’Asbef. La raison, selon l’administrateur de l’Asbef et le président de l’antenne de Dakar, c’est la crise institutionnelle que traverse l’organisation avec le refus de la directrice exécutive de quitter son poste malgré sa suspension «pour mauvaise gestion et malversation» présumées.

A cause de la crise institutionnelle que traverse l’Association pour le bien-être familial (Asbef), la Fédération internationale pour la planification familiale (Ippf) a décidé de suspendre la subvention annuelle ainsi que les financements obtenus à l’international pour les différents programmes. Dans un communiqué, le président de l’antenne de Dakar et l’administrateur de cette organisation renseignent que cela découle du «refus»de la directrice exécutive de l’Asbef suspendue de quitter son poste. Dans le document, ils informent que suite «à un rapport d’audit relevant des fraudes et des manipulations orchestrées par Mme Myriam Makéba Mingou et Mme Adjaratou Khady Ndao Sy, Dg de Sunu Assurances, la directrice exécutive de l’Asbef est suspendue de ses fonctions depuis le 15 mai 2019, sur recommandation de l’Ippf, pour mauvaise gestion et malversation» présumées. D’après les auteurs du document, le «refus» de la directrice exécutive de quitter le poste «paralyse le fonctionnement de l’Asbef». Rappelant le rôle important que joue l’Asbef dans le domaine de la santé maternelle et infantile dans notre pays depuis plusieurs années, les auteurs du communiqué soulignent qu’avec «l’appui de la Fédération, le siège de l’association est acquis et des cliniques ont été ouvertes dans les différentes régions du Sénégal». Un soutien de l’Ippf à l’Association sénégalaise pour le bien-être familial qu’il juge «considérable». «De ses débuts à nos jours, une subvention annuelle de près de 500 millions est accordée à l’Asbef nonobstant les autres financements dits «fonds restreints» et obtenus à travers toujours ladite fédération», renseigne le communiqué. Dans le document, il est précisé que «ces subventions sont adossées à un certain niveau de performance des prestations offertes à la population et une gestion saine des fonds». Revenant aux conséquences de cette crise, les auteurs du communiqué soutiennent qu’il risque d’y avoir des «répercussions dramatiques au niveau national». Selon eux, «plusieurs milliers de personnes bénéficient périodiquement des prestations de l’association et si rien n’est fait, les cliniques de l’Asbef risquent de manquer de consommables médicaux (produits de contraception, vaccins, etc.)». De même, soulignent-t-ils, «son laboratoire d’analyses médicales ne pourra plus assurer les prestations et le personnel médical et péri-médical qui y exerce sera sans emploi puisque le principal pourvoyeur de fonds à savoir l’Ippf s’est retiré». Attirant l’attention sur la nécessité de trouver une solution à ce problème, l’administrateur de
l’Asbef et le président de l’antenne de Dakar ajoutent que «ce sont des milliers de femmes sénégalaises qui seront privées de prestation en santé de la reproduction, dans un contexte de lutte acharnée que le pays mène pour infléchir la courbe de la mortalité maternelle». La crise de l’Asbef, soutiennent-t-ils, «n’est pas sans répercussion sur le taux de prévalence contraceptive» dont «l’objectif du Sénégal est de passer du taux actuel de 22% à 40% d’ici 2020». Ils appellent ainsi toute la communauté sénégalaise à se «mobiliser pour mettre fin à l’accaparement de ce bien commun».

Myriam Makéba Mingou, directrice exécutive de l’Asbef : «Je n’ai pas de commentaire à faire

LeQuotidien a essayé de joindre Mme Myriam Makéba Mingou pour avoir sa version. C’est son assistante qui a répondu informant au bout du fil : «Mme Mingou dit qu’elle n’a pas de commentaire à faire.»

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