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L’ex-candidat à la Présidentielle, le général Mokoko, à l’ouverture de son procès, le 7 mai 2018.

L’annonce a été faite sur Twitter par le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla. Le général Jean-Marie Michel Mokoko est en prison à Brazzaville depuis près de trois ans. Il a été condamné à une peine de 20 ans d’emprisonnement pour «atteinte à la sûreté intérieure et détention illégale d’armes et munitions de guerre».

Le général Mokoko va pouvoir quitter provisoirement la maison d’arrêt de Brazzaville pour assister aux obsèques de sa mère. Selon une source gouvernementale, les autorités ne s’opposeront pas à la requête déposée par ses avocats auprès de la justice samedi dernier.
Maître Jean-Philippe Esseau, l’un des avocats de l’ancien chef d’état-major des forces armées, se dit satisfait. Il espère que son client obtiendra une permission de quelques jours pour organiser les obsèques : «Notre demande est légitime, une demande – je pourrais dire – humaine, pour le général Mokoko qui est fils unique de sa maman. Sa maman décède, il est en prison et il n’a pas vu sa maman depuis au moins deux ans, depuis qu’il a été incarcéré. Le fait qu’on lui permette d’aller assister à la dernière demeure de sa maman n’est que naturel humainement.»

Aucune date avancée
Les avocats du général Mokoko attendent donc une décision de la justice qui devra également se prononcer sur la durée de sa libération provisoire. Pour l’instant, aucune date n’a été fixée pour les obsèques. La mère du général Mokoko est décédée vendredi dernier à Pointe-Noire. Et son corps doit encore être rapatrié dans la capitale Brazzaville.
Néanmoins, le tweet du porte-parole du gouvernement a suscité la polémique au Congo. Pour les partisans du général Mokoko, cette intervention du pouvoir est la preuve que ce dernier est bien un prisonnier politique.
rfi.fr

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