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La cérémonie de lancement du projet «Autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication», initié par l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) avec l’appui de l’Italie, cette cerémonie s’est déroulée dans les locaux de cette organisation à Dakar. L’objectif étant de renforcer l’accès à l’information des jeunes sur la migration en Afrique de l’Ouest et du Centre.

L’Unesco a lancé hier mardi un projet régional dénommé «Autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication». Ceci, pour permettre aux jeunes garçons et filles d’avoir les moyens de prendre des décisions éclairées sur les questions migratoires grâce à un meilleur accès à une information de qualité. «Etre bien informé, c’est être un citoyen éclairé, critique, capable de prendre part de façon active à la vie de sa communauté et de son pays», a déclaré Dimitri Sanga, directeur du Bureau multisectoriel régional de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest (Sahel), lors de son allocution à la cérémonie d’ouverture à Dakar. «C’est pour cela, poursuit-il, que les médias publics, privés, et surtout communautaires, doivent être renforcés pour promouvoir une meilleure compréhension de la migration.» Ainsi, mis en œuvre dans huit pays -le Sénégal, le Mali, le Niger, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Cameroun-, l’objectif principal de ce projet régional est de renforcer les capacités des journalistes et des professionnels des médias dans le traitement de l’éthique de l’information afin qu’ils puissent mieux informer les citoyens de la sous-région, notamment les jeunes, sur les risques et les opportunités de la migration dans la sous-région et vers l’Europe.
Ce projet, financé par l’Italie à hauteur de 3 millions d’euros, soit près de 1 967 880 000 francs Cfa, visera entre autres à accroître la capacité des médias africains de la sous-région, à mieux informer les jeunes sur les enjeux des politiques de mobilité intra régionales et, en particulier, sur la mise en œuvre du protocole de la Cedeao sur la libre circulation. «L’Italie prête une très grande attention à la thématique de la migration pour des raisons qui sont assez compréhensibles. C’est-à-dire, le fait que l’Italie soit encore un pays de destination. Donc, pour nous, c’est important. On est très heureux de le faire à travers l’Unesco», se réjouit Francesco Paolo Venier, ambassadeur de l’Italie à Dakar. Pour lui, l’objectif n’est pas de forcer les jeunes à rester dans leur pays. Mais, «ils doivent savoir ce qu’ils trouvent aussi bien que les opportunités qu’ils laissent, s’ils décident de partir en immigration», précise le diplomate.
Une formation des professionnels de l’information et de la communication sur la question est donc prévue. «Cela passe par «un renforcement des capacités des médias et des journalistes dans le but de produire de contenus éditoriaux crédibles sur les questions migratoires, et une meilleure protection des journalistes dans leur volonté de couvrir certains aspects de la migration, comme la violation des droits des migrants ou le trafic d’êtres humains», informe Dimitri Sanga.
Stagiaire

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