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La Cour suprême n’a pas donné une suite favorable au recours de Aïda Mbodj sur la perte de son mandat de conseillère départementale de Bambey. Elle avait été révoquée par le ministre de la Gouvernance locale pour cumul de deux mandats électifs.

Son rêve de retrouver son poste de conseillère départementale de Bambey s’est envolé. La chambre administrative de la Cour suprême a, en effet, débouté Aïda Mbodj. Destituée de son poste pour cumul de trois mandats électifs (député, conseillère municipale et conseillère départementale de Bambey), la Libé­rale avait introduit par le truchement de ses avocats un recours en annulation de la décision du ministre de la Gouver­nance locale, du développement et de l’aménagement du territoire, Ab­doulaye Diouf Sarr le 27 avril 2016.  L’ex-présidente du Con­seil départemental de Bam­bey a soutenu avoir démissionné de son poste de conseillère municipale. Une démission confirmée par le maire Gana Mbaye qui, réagissant au micro de la Rfm, disait : «Effecti­ve­ment Aïda Mbodj a démissionné du Conseil municipal le 2 mars 2016. Nous avons reçu sa lettre de démission et nous l’avons accompagnée par notre propre courrier  pour la transmettre à l’autorité compétente, en l’occurrence le préfet.» Il prend ainsi le contrepied du député du Pds qui disait avoir rendu son mandat depuis le 14 juillet 2014, date de son installation à la tête du Conseil départemental. Ma­lick Sarr avait saisi le ministre Abdoulaye Diouf Sarr pour dénoncer ce cumul. Dans sa correspondance en date de 8 mars 2016, la conseillère municipale Fatou Sène avait, à son tour, écrit au ministre dans le même sens.
Après cette nouvelle saisine, le ministre, d’après les précisions du Service de communication, de la documentation et des relations publiques, avait répondu en ces termes : «Y faisant suite, il a été demandé au Préfet du département de Bambey de faire respecter les dispositions des articles premier et 3 de la loi organique n° 96-11 du 22 mars 1996, relative à la limitation du cumul des mandats électifs et de certaines fonctions.» C’est cette disposition qui a été prise en compte pour révoquer Aïda Mbodj. Depuis lors, c’est Fatou Sène, une proche de la Libérale, qui dirige le Conseil départemental.
badiallo@lequotidien.sn