PARTAGER

Les images recueillies de la plateforme aéroportuaire sont très impressionnantes. Des rafales de vent de poussière, suivies d’une pluie qui a causé pas mal de dégâts sur la piste et sur les avions qui étaient sur le tarmac. Inquiétant pour notre Hub ouest-africain !

Les premières pluies sur Dakar ont causé des désagréments à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass. Le vent fort et la poussière ont dû interrompre pendant un moment les activités aéroportuaires. Des images prises en ce moment à Aibd par des personnes se trouvant sur les lieux, ne sont pas vraiment rassurantes sur la nouvelle infrastructure. Sur ces captures on voit une piste inondée, des installations ayant subi la violence du vent et aussi des avions présentant des dommages du fait des projectiles. Une situation qui pousse à s’interroger sur la qualité de nos infrastructures. Comment comprendre qu’à un moment où le Sénégal se vante d’avoir l’un des aéroports les plus modernes en Afrique, une première pluie puisse causer de tels désagréments. En plus un aéroport dont la construction a pris 10 ans pour être achevée. Si cette infrastructure était aussi moderne que l’on le clame, elle devait être préparée à ne pas être affectée par ce genre d’intempéries, où d’ailleurs, il y avait plus de vent que de pluie en fin de compte. Les responsables de l’aéroport sont donc averties avec cette première petite pluie sur Dakar. Il y a des choses à revoir si l’on veut que cet aéroport soit aussi moderne et aux normes internationales qu’on le dit.
Pour rappel, après 10 ans de chantier, l’Aibd a été inauguré le 7 décembre 2017 suite à de nombreuses péripéties, dont entre autres changement d’entrepreneur du fait de nombreux avenants, problèmes de financement et surenchérissement des coûts. Cet aéroport qui a coûté 424 milliards de francs Cfa, est présenté comme ayant une capacité de 2 millions de passagers annuels, et pouvant même, disait-on « désormais accueillir le plus grand avion de ligne du monde, l’Airbus A380 ». D’ail­leurs lors de l’inauguration, le président de la République avait dit qu’il voulait en faire «le premier hub aérien d’Afrique de l’Ouest». La piste est encore longue.
dkane@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here