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Aux quartiers Keur Aladji Pathé et Amdalaye 3, les populations sont gagnées par la peur, du fait de la cohabitation qu’elles entretiennent avec des reptiles et d’autres types d’animaux sauvages qui menacent leur vie. Au moment où l’imam de la zone appelle les autorités à prendre les mesures idoines, certains parmi ces habitants de la zone ont quitté leur domicile sans leurs bagages.

Si certaines victimes des inondations de Keur Massar sont sous les abris provisoires, d’autres sont sous toujours sous les eaux. A ce calvaire vient s’ajouter une situation de panique. Que se passe-t-il ? Depuis deux jours, des boas traînent sous les eaux de la localité de Keur Aladji Pathé et Amdalaye 3. Des boas identifiés par les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ainsi, dans cette localité, certains même ont décidé de quitter leur maison laissant bagages et autres affaires sur place, de peur de se faire attaquer par ces reptiles.
La peur se lit sur les visages des habitants, l’inquiétude gagne du terrain chez ces victimes des inondations, qui oublient même leur cohabitation avec les eaux.
Mactar Niang, un témoin oculaire, raconte : «La population est là et témoin de la situation. Les reptiles sont là, il y a des chacals et des crocodiles qui sont là. Je les ai vus personnellement. Il n’y a pas que le boa mais aussi d’autres animaux dangereux qui sont dans ce lac qui a débordé avant de prendre d’assaut nos maisons. L’Etat tarde toujours à dégager ces eaux qui sont devenues verdâtres. Nous interpellons les autorités qui sont là pour nous venir en aide. Nous sommes entourés d’eau. Mais si en dessous se cachent des boas et des crocodiles, ça devient dangereux. Beaucoup de maisons abandonnées sont devenues le refuge de ces animaux sauvages.»
Interpellée à ce sujet, Aïda Guèye, Badianou gokh (marraine de quartier), et habitante du quartier, déclare : «Nous sommes les jeunes du quartier. Ces herbes qui ont pris de la hauteur et sont sous les eaux deviennent dangereuses en cette période d’hivernage. On vit une situation pénible. De grâce, on interpelle le chef de l’Etat pour qu’il vienne nous sortir de cette situation.»
L’imam de la localité, interpellé sur le danger qui guette sa localité, renseigne que son quartier est en danger. «Plusieurs maisons sont sous les eaux. On entend les gens parler des eaux, mais en plus des eaux il y a des reptiles. Que ce soit un adulte ou un enfant, personne n’est en sécurité. Nous sommes en train de vivre une vie misérable», se désole-t-il.
La dame Dickel Sarr dira : «Toutes les localités disposent d’éclairage public sauf nous ici à Keur Aladji Pathé et Am­dalaye 3. Je confirme les témoignages faits par la Badianou gokh ainsi que l’imam du quartier. Je suis venu ici en 2012. Après 3 mois ici, nous avons tué un gros serpent chez moi dans ma cuisine. Et il y a des témoins oculaires qui peuvent l’attester. J’ai pris la fuite avant de fermer la maison. Ce sont mes jeunes frères, qui habitent à Yarakh, qui sont venus le tuer.»

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