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Ouverture de la réunion du Bureau de l’Abca hier, au siège de la Bceao.

Pr Victor Harison, commissaire aux Affaires économiques de la Commission de l’Union africaine (Ua), attire l’attention de l’Association des Banques centrales africaines (Abca) sur les éventuelles conséquences du coronavirus sur les économies africaines. Cette maladie n’a pas encore atteint le continent africain mais, dit-il aux gouverneurs de Banque centrale qui se réunissaient hier à Dakar, «il faudra que nous fassions attention».

«Notre continent connaît les conséquences des changements climatiques, celles de la maladie à virus Ebola. Au niveau mondial, nous avons le coronavirus qui jusqu’ici n’a pas encore atteint notre continent, mais il faudra que nous fassions attention. Je voudrais attirer votre attention sur les conséquences économiques de ce coronavirus.» Cette alerte est du commissaire aux Affaires économiques de la Commission de l’Union africaine (Ua) qui s’adressait hier au bureau de l’Association des Banques centrales africaines (Abca). En effet, explique Pr Victor Harison, «actuellement, l’Orga­ni­sation des pays exportateurs de pétrole (Opep) est en train de se réunir ou s’est déjà réunie pour décider des niveaux de protection du pétrole, parce que la demande mondiale risque de diminuer». Et vu la place de la Chine par rapport aux échanges commerciaux des pays africains, les instituts d’émission africains devraient d’ores et déjà prendre les devants, car «il risque d’y avoir une récession économique au niveau international. Et ce phénomène-là risque de nous affecter», prévient le commissaire.
Le bureau de l’Abca qui se réunissait au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) devait examiner, entre autres, le projet de statuts et une proposition de structure de l’Institut monétaire africaine (Ima).
A ce propos, informe le commissaire aux Affaires économiques, en collaboration avec la Banque centrale du Nigeria, la Commission de l’Ua a élaboré la structure, les statuts de l’Institut monétaire africain. «C’est un plus grand souhait que l’Institut commence ses opérations cette année, car le gouvernement nigérian a déjà mis à disposition un bâtiment avec des bureaux. Je demande à l’Abca de donner ses avis sur le statut et les structures dans les meilleurs délais, parce qu’au niveau de l’Ua, on prendra du temps pour l’adoption des textes. Ce qui va favoriser la mise en œuvre de nos actions. Quant à la Commis­sion de l’Ua, elle procédera au recrutement des experts une fois la demande de supplément budgétaire accordée au mois de juin prochain», annonce-t-il.
Victor Harison espère que «l’avènement d’une monnaie unique qui correspond aux aspirations des pays de la Cedeao et qui va servir leurs intérêts marquera un grand pas dans le processus d’intégration régionale». Et de saluer le développement de la coopération entre l’Abca et l’Ua, surtout le fait que la convergence macroéconomique ait été débattue avec les représentants des communautés économiques régionales. Mais à son avis, au-delà de ce point, ce débat mérite d’être orienté vers les objets de la dette et sa gestion.

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