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Le système des Nations unies se félicite des résultats probants obtenus depuis la mise en œuvre du Pse. Le Sénégal, d’après Amata Diabaté, représentante résidente du Pnud au Sénégal, «a réussi à se hisser parmi les pays à croissance rapide avec un taux de croissance du Pib qui s’est maintenu à plus de 6%». Mme Diabaté encourage ainsi la «consolidation de ces acquis par l’amélioration du niveau et l’efficacité des investissements dans l’économie, afin d’accélérer le rythme de transformation structurelle qui reste jusque-là relativement timide». «Il est indéniable qu’il nous faut attirer un volume plus important d’investissements privés. Stimuler les investissements privés est l’un des moyens les plus appropriés pour atteindre les objectifs du Pse. Dans ce cadre, promouvoir le Partenariat public privé (Ppp) comme principal modalité de financement et de réalisation des projets du Pse aura un apport déterminant en termes d’innovation, de créativité, d’efficacité et de rentabilité, surtout dans un contexte de faiblesse d’investissements privés au Sénégal», considère la représentante résidente du Pnud et du système des Nations unies au Sénégal.
A ce propos, informe le ministre de l’Economie, de la coopération et du plan, une nouvelle stratégie de développement du secteur privé et de la révision de la loi n° 2014-09 du 20 février 2014, relative aux contrats de partenariat, est en train d’être préparée pour une meilleure implication du secteur privé national dans le financement du développement par la réalisation de projets de type public-privé, favorisant la sous-traitance et la co-traitance avec les multinationales. Amadou Hott ajoute que «pour appuyer les réformes de l’environnement des affaires afin d’exploiter à bon escient le potentiel de croissance et répondre aux demandes d’emplois nées du processus de capture du dividende démographique, le Sénégal et l’Allemagne ont signé un accord de 94,8 milliards de francs Cfa, dont 70,8 milliards essentiellement sous forme de dons, au titre du Compact avec l’Afrique, lancé en 2017 par le G20, sous la présidence allemande. Le plan d’actions qui en découle met l’accent sur quatre domaines prioritaires que sont la législation et l’administration du travail, l’accès au foncier, le financement et le développement des Pme, ainsi que la formation professionnelle et technique».
Toutefois, estime Dr Diabaté, «promouvoir l’investissement privé nécessite un changement de mentalité dans le sens d’une contribution plus active, plus reconnue et plus valorisée du secteur privé dans le domaine social». A son avis, «de nombreux secteurs peuvent susciter un intérêt pour le secteur privé, notamment la santé, l’éducation, les transports, les logements sociaux, l’agriculture, l’environnement, entre autres».
dialigue@lequotidien.sn

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