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Le vivre-ensemble très connu au Sénégal a tremblé ces derniers temps. L’interdiction de prière à la pharmacie Guigon, du port du voile à l’institution Sainte Jeanne d’arc a suscité une vague de polémiques sans précédant. Fondé pour préserver la solidité des valeurs de paix et de tolérance dans notre pays, le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal demande la mise en place dans l’agenda du dialogue national du renforcement des relations interreligieuses. D’ailleurs, l’organisation prône l’institutionnalisation d’une journée dans ce sens. Hier, face à la presse, le cadre s’est exprimé aussi sur les attaques via le net contre des chefs religieux, notamment sur le cas du Sénégalais, Ousmane Bâ, résidant au Gabon, considéré comme un insulteur des familles religieuses. «Nous déplorons, nous condamnons toute forme de dérive allant dans le sens de proférer des insanités, des insultes à l’endroit de qui que ce soit, à plus forte raison envers des guides religieux qui ont tant donné à l’islam de ce pays. Donc nous condamnons fermement ces genres d’attitude qui ne grandissent pas les personnes qui le font. Et souvent, c’est sur la base de provocation qu’ils le font et nous pensons que de plus en plus les communautés religieuses vont travailler dans le sens de maitriser ces brebis galeuses qui sont dans toutes les communautés», a dénoncé Cheikh Ahmed Tidiane Sy, président dudit cadre.
Par rapport à la colère de certaines familles religieuses relative à l’Histoire générale du Sénégal pilotée par le professeur Iba Der Thiam, il pense que les propositions faites par ces foyers religieux seront intégrées dans les prochaines parutions. Selon Cheikh Ahmed Tidiane Sy et Cie, ils sont dans «une dynamique de mise en cohérence de tout ce qui peut apporter une valeur ajoutée à cet ouvrage de l’Histoire générale du Sénégal qui est à leur avis important pour préserver les faits historiques, les rétablir dans leur véritable essence. Aujourd’hui, il y a des erreurs que le comité lui-même a acceptées».
Profitant de la journée de réflexion initiée hier, ils ont fait plusieurs propositions à l’endroit des pouvoirs publics. Il s’agit entre autres, d’intégrer d’«urgence» dans le système éducatif sénégalais les enseignements de paix, de tolérance et de cohabitation harmonieuse des grandes figures religieuses sénégalaises de toutes confessions. Ils ont aussi fixé entre autres objectifs la mise en place de passerelles de convergence et de concertation entre les différentes communautés religieuses pour prévenir les crises et/ou agir en période de crise. Dans leur plan d’action, il y a la création d’initiatives de soutien à la recherche et à la production intellectuelle sur les problématiques de l’islam au Sénégal, initiative de soutien au système d’enseignement traditionnel discriminé pour lutter notamment contre la mendicité des enfants. Mais également mener une réflexion pour l’adoption d’un calendrier musulman commun au Sénégal.

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