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Face aux défenses renforcées, les balles arrêtées sont devenues une alternative très prisée. Mais apparemment en Equipe nationale du Sénégal, on tarde à prendre en compte cette nouvelle donne. En témoignent les nombreuses occasions sur balle arrêtée vendangées par les Lions avec surtout Younousse San­kharé qui n’a pas du tout été inspiré dans ce rôle. Kara Mbodj en sait quelque chose pour avoir plusieurs fois tenté de couper de la tête les frappes du Bordelais. Même Sadio Mané qui n’est pas un as dans cet exercice s’est lui aussi mis à l’essai, mais sans succès.
D’ailleurs, le sélectionneur Aliou Cissé a déploré ces déchets techniques en déclarant : «C’est vrai qu’au vu du nombre important de coups francs, c’est dommage que nous ne réussissions pas à les convertir. Pourtant, toute la semaine on a travaillé sur deux aspects : tactique et stratégique. Mais j’ai constaté que tous nos coups francs ont été mal négociés. On va continuer à travailler.»
Mais la question est de savoir si quelque chose est fait pour qu’on arrive à judicieusement exploiter ces balles arrêtées. Quel est le contenu du travail d’atelier concernant les coups francs souvent absents dans leur concrétisation de toute forme de combinaison ?
Des interrogations qu’on est en droit de se poser si on sait que cela fait longtemps que les Lions n’ont pas inscrit un but sur coup franc. Le dernier en date ayant la signature de Henri Saivet. C’était lors de la dernière Can au Ga­bon.
Mais cette carence peut aussi s’expliquer par le fait que dans l’Equipe du Sénégal, les spécialistes de balles arrêtées ne courent pas les rues. Comme quoi, Aliou Cissé a un gros chantier à défricher à ce niveau.

hdiandy@lequotidien.sn

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