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Environ 875 millions d’armes légères et de petit calibre sont éparpillées à travers le monde dont 100 millions en Afrique. Aussi, 90% des victimes de guerres sont tuées par ces armes.

Les Armes légères à petit calibre (Alpc) causent plus de dégâts en Afrique. Selon le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Grip), indique Wagane Faye, «plus de 875 millions d’armes légères et de petit calibre sont éparpillées aux quatre coins de la planète à ce jour». A elle seule, souligne le représentant du ministre des Forces armées, l’Afrique en comptabilise 100 millions avec comme conséquences, 90% des victimes de guerres femmes-enfants pour la plupart tués par les Alpc. Conscient de ce fait, le continent et la Cedeao en particulier ambitionnent de mettre un terme aux guerres à travers son initiative ambitieuse Faire taire les armes en 2020. Ce projet, objet d’une réunion régionale de coordination en cours à Dakar depuis hier, permettra, à terme, à l’Afrique et particulièrement la Sous-région ouest-africaine de voir et d’apprécier les joies et les retombées de la paix d’antan, selon Piex Joseph Aipri Ahoba. D’après ce responsable de la Division armes légères au niveau de la Cedeao, le paysage social, sécuritaire et politique montre que la prolifération illicite des Alpc constitue un obstacle à l’amélioration de la qualité de la vie des peuples. Cette prolifération illicite des armes, indique M. Ahoba, est liée aux crimes tels que le terrorisme et son financement, les vols à main armée, les violences sexuelles sur le genre, les guerres civiles, la drogue et la traite des êtres humains. Ce fléau est aussi à l’origine des déplacements massifs des populations, le désarroi, la mort, la tristesse entre autres.
L’Organisation des Nations-Unies (Onu) estime à plus de 600 millions d’armes légères en circulation dans le monde. «Sur les 49 conflits majeurs, 47 ont été menés avec des armes légères et ce de plus en plus menés sans discipline militaire et souvent responsables de graves violations des droits de l’humain», indiqué Piex Joseph Aipri Ahoba. La rencontre vise à identifier les mesures pratiques, les stratégies à développer et les cibles visées.
En réponse au fléau, souligne le responsable de la Division armes légères de la Cedeao, cette dernière a déjà recruté un chargé des questions de gestion de la sécurité physique et la gestion des stocks d’armes. L’union dispose aussi d’un centre de formation sur le Pssm. Les formations débuteront en octobre prochain et ce sur une période de cinq ans. «A la fin de ce programme de formation, environ 200 personnes seront formées et parmi elles, des experts, des instructeurs et des formateurs de formateurs», a informé M. Ahoba.
La Commission de la Cedeao recherche par ailleurs un cadre commun de travail et d’intervention, une assistance rationalisée par le plaidoyer en direction des parlementaires et des décideurs afin qu’ils prennent conscience de l’impact des Alpc. La Cedeao recherche également une approche progressive pour mieux appréhender les défis et régler au mieux ce problème de libre circulation des Alpc «sans passeport et sans visa d’entrée», entre autres mesures.
ksonko@lequotidien.sn

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