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La stratégie de défense des avocats de Khalifa Sall était axée sur l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao. Le juge Demba Kandji ayant rejeté la demande de mise en liberté de leur client, les conseils du député maire de Dakar activent leur plan B.

Ils s’attaquent à la présence de l’Etat dans ce procès. En effet, comme en première instance, ils débattent sur le bien-fondé de la constitution de l’Etat en partie civile. Cette fois, ils ne veulent pas que cette exception soit jointe au fond.

Ainsi pour la défense, l’Etat n’a pas subi de préjudice pour expliquer sa présence. Les fonds dont il est question appartiennent exclusivement à la mairie, ont expliqué la défense. Dans un deuxième temps, ils ont aussi expliqué que la mairie a une personnalité juridique et une autonomie financière. Par conséquent, ils ont estimé que pour ses 2 arguments, le juge Demba Kandji doit déclarer la constitution de l’Etat irrecevable.

Naturellement, l’Agent judiciaire de l’Etat et ses avocats ont pris leur contrepied. Ils ont estimé que l’Etat du Sénégal a subi un préjudice à la fois moral et financier. En somme, les 2 parties ont repris les plaidoiries faites en première instance.

Il faut noter que sur les constitutions de l’Etat et de la mairie de Dakar en partie civile, le juge Malick Lamotte les avait réglées en première instance. Il avait estimé que l’Etat n’avait pas subi de préjudice pour se constituer partie civile. Pour la mairie de Dakar, le juge Lamotte avait constaté qu’une deuxième lecture du conseil municipal donnant mandat à ses avocats n’avait pas été faite, par conséquent, la mairie ne peut se constituer partie civile.

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