PARTAGER

Les personnes handicapées veulent une prise en compte de leurs préoccupations et besoins spécifiques dans les programmes électoraux. Pour ce faire, elles ont organisé des séances d’audition avec les candidats à la Présidentielle.

Il n’est pas question d’oublier les handicapés dans les programmes des potentiels candidats à la prochaine Prési­dentielle. La Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées du Sénégal (Fsaph) organise à cet effet des consultations avec les leaders politiques. Après avoir reçu Omar Sarr du Pds, les plénipotentiaires du candidat Khalifa Sall, Abdoul Mbaye, entre autres, samedi, l’association a exposé ses doléances à Pierre Goudiaby Atépa. Son président, Yatma Fall, soutient que très souvent les politiques oublient les préoccupations et besoins spécifiques des personnes handicapées dans les politiques et programmes publics. «Nous saluons le Train express régional, mais est-ce que le handicap a été pris en compte dans la réalisation de ces infrastructures que les personnes handicapées utilisent», s’interroge M. Fall.
Astou Sarr, directrice des programmes à Sightsavers, partenaire de la Fsaph dans ce projet, évoque le caractère non inclusif des bureaux de vote. «Comment est-ce qu’on peut aménager des bureaux de vote en hauteur, alors qu’on a 15% de handicapés dans sa population», se demande-t-elle. Elle estime également que pour plus d’inclusion, l’Etat devrait solliciter les services d’un interprète pour la diffusion des programmes de campagne. Une façon pour elle de ne laisser personne en rade et de permettre à tout le monde, quel que soit son handicap, de pouvoir participer à l’élection de 2019.
Le candidat de Sénégal Rek se dit très concerné par ces questions. «Je suis architecte et nous manquons de vigilance dans la conception de nos infrastructures et oublions souvent le handicap. Ce n’est pas normal», admet Pierre Goudiaby Atépa. Pour lui, les «villes intelligentes» n’excluent personne. Il a ainsi promis des emplois aux jeunes handicapés, soulignant qu’«avec les technologies de l’information et de la communication, on peut créer des milliers d’emplois pour ces personnes, car ce genre d’emplois ne nécessitent pas des capacités physiques».
ndieng@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here