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Des centaines de personnes, essentiellement du troisième âge, ont pris d’assaut le poste de santé des Hlm. L’Association femmes actives des Hlm (Afah) y a organisé ce week-end des consultations ophtalmologiques.

Le poste de santé des Hlm a refusé du monde ce week-end. Sur initiative de l’Association femmes actives des Hlm (Afah), des consultations ophtalmologiques ont été organisées en ces lieux. «C’est la première fois que nous organisons des consultations ophtalmologiques pour les populations du quartier parce qu’on s’est rendu compte que beaucoup de gens avaient des problèmes de vision, surtout ceux du troisième âge, et qu’elles n’ont pas toujours les moyens d’acquérir des lunettes», expli­que la présidente de l’association, Mme Marième Dieng. A l’entrée de la structure, des dizaines de personnes attendent leur tour. La majorité est composée de personnes du troisième âge, mais certaines sont aussi des jeunes enfants. Les passages sont organisés de façon quasi-militaire par les membres de l’association. Après l’achat d’un ticket de 3 000 F, des professionnels prennent en charge les malades. Venus de la région de Louga, El Hadji Amadou Faye, technicien supérieur de santé, optométriste- réfractionniste, siège derrière une table sur laquelle une mallette équipée lui permet de mesurer avec exactitude l’ordonnance à délivrer. «Au Sénégal, les gens pensent encore que les lunettes sont un luxe», se désole le professionnel. Pourtant, constate-t-il, au-delà de 40 ans, beaucoup de personnes ont des problèmes de vue. «Au-delà de 40 ans, tout individu doit pouvoir souffrir de quelque chose. La presbytie est un problème de vision de près que l’on peut corriger avec des lunettes et ça permet de lire, utiliser son portable ou même travailler», souligne M. Faye. L’initiative de l’Afah vient ainsi au secours de populations souvent désorientées devant ce genre de pathologies. «On a noué un partenariat avec l’Ong Solidarité et partage et ils nous ont offert 800 lunettes. Il y a des professionnels très bien équipés et chacun peut repartir de la consultation avec sa paire de lunettes», explique Marième Dieng. Plusieurs bureaux sont ainsi mis à la disposition des médecins submergés par l’affluence. «Partout où on passe, on est submergé. C’est le signe que c’est un réel besoin. Il n’y a pas assez d’ophtalmologues au Sénégal, mais ce genre d’actions n’était pas très courant non plus. Il y en a de plus en plus et c’est une bonne chose. Peut-être faut-il augmenter les ressources humaines pour que les spécialistes puissent aller au contact des communautés», plaide M. Faye. Au premier jour des consultations déjà, près de 300 personnes sont reparties avec leurs lunettes.
mamewoury@lequotidien.sn

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