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Hier, le Tribunal de grande instance de Dakar a fixé le délibéré du dossier opposant parents d’élèves et responsables de l’école Dior au lundi 7 décembre 2020. L’établissement réclame des arriérés de paiement aux parents pour l’année scolaire écoulée qui a été perturbée par le Covid-19

Le lundi 7 décembre 2020 sera connu le délibéré de l’affaire qui oppose les parents d’élèves aux responsables du Groupe scolaire Dior, sis aux Parcelles Assainies. Ainsi en a décidé hier le juge du Tribunal de grande instance de Dakar qui a entendu ce lundi 30 novembre 2020 les avocats du Collectif des parents d’élèves et de la direction de cet établissement privé. Par contre, cela n’est pas du goût des plaignants. «Nous trouvons inadmissible qu’un dossier en référé censé être traité en procédure d’urgence dure aussi longtemps, au grand dam de nos enfants contraints de rester à la maison en attendant la fin de la procédure. Qu’est-ce qui se cache derrière la volonté du Tribunal de faire traîner en longueur un dossier qui met en jeu l’avenir de centaines d’enfants ?», a dénoncé le Collectif des parents d’élèves du groupe scolaire Dior. «Si le but de cette manœuvre, rassurent-ils, est de nous dissuader de poursuivre la procédure en cédant au chantage que le lobby des écoles privées exerce sur les parents et leurs enfants depuis la réouverture des inscriptions, c’est peine perdue. Nous irons jusqu’au bout de la procédure pour défendre le droit de nos enfants à l’éducation. Nous n’excluons pas de saisir les juridictions et les organisations internationales chargées de protéger les droits des enfants.»
Dans un communiqué, ces parents d’élèves informent que le Tribunal, ayant statué sur la forme,  avait déclaré la plainte irrecevable au motif que le dossier déposé par l’avocat du Collectif était incomplet. Et c‘est ainsi que les parents d’élèves, ajoutent-ils, ont introduit une nouvelle requête accompagnée de toutes les pièces justificatives demandées par le Tribunal avant d’entrer dans le fond du dossier. Aujourd’hui, ils fustigent ce qu’ils qualifient de «silence troublant, voire suspect», de l’Ief des Parcelles Assainies, de l’Ia de Dakar et du ministère de l’Education nationale qui, à leurs yeux, semblent s’accommoder de la mesure «illégale» de rétention des bulletins scolaires et certificats de scolarité de leurs enfants prise par l’école Dior. «Qu’est-ce qui empêche les autorités académiques de rétablir la légalité ? Qu’est-ce qui les empêche de rétablir ces élèves dans leurs droits, en autorisation leur inscription, en attendant que le Tribunal vide le contentieux qui oppose leurs parents à la direction de l’école Dior ?», se demandent-ils.
Toutefois, les parents d’élèves gardent espoir quant à l’issue de ce contentieux. «Nous osons croire que la force de la loi et la lumière de la justice l’emporteront sur les intérêts mercantiles du lobby des écoles privées», prient-ils.

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