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Sommés de quitter à la fin de ce mois leurs maisons aux Maristes tombés en ruine, le Collectif des anciennes Lionnes du basket campe sur sa position. Selon elles, pas question de quitter les lieux sans garantie ni mesures d’accompagnement.

«On refuse de sortir. Comment sortir sans savoir où aller ? Chaque mois, ils disent qu’ils vont nous payer. Qui va nous payer ? Où prendre l’argent ?» Ces interrogations sont de Nathalie Sagna qui semble décidée, avec les autres membres du Collectif des anciennes Lionnes du basket, à exiger «des garanties ou des mesures d’accompagnement» avant de vider les lieux.
«On ne nous a pas donné de papiers clairs. Ce que nous voulons, c’est que la Sn Hlm signe un papier avec nous et l’Etat pour que même si on sort qu’on continue à nous payer», exige l’ancienne meneuse, jointe hier par téléphone.
Poursuivant son argumentaire, elle souligne que «même si la Sn Hlm trouve un promoteur, il faut qu’elle continue de nous payer jusqu’à la remise des clefs. Il n’y a même pas de garantie. Chaque mois, il faut payer et avant de payer, où aller prendre l’argent chaque mois ?», s’inquiète Nathalie Sagna qui juge «dérisoire» les 100 mille francs Cfa proposés par la Sn Hlm pour individuellement appuyer les locataires à déménager et 150 mille francs promis chaque mois à ceux qui logent dans les studios. «C’est insuffisant. Aux Maristes, on ne peut pas trouver des appartements à 150 mille francs. Il faut 200 mille francs. Nous leur demandons donc pour chaque montant d’augmenter une somme de 50 mille francs», tient-elle à avancer comme proposition.
Notons qu’il y a 13 anciennes basketteuses et membres de l’encadrement technique qui sont concernés par ces habitations offertes en 1992 par l’ancien Président Abdou Diouf après un sacre continental. «Nous étions 15. Mais deux parmi nous ont vendu leur maison. Il s’agit de Khady Diop et de Coumba Cissé», a confié Mme Sagna. Qui dénonce : «La Sn Hlm a contribué dans une large mesure à la dégradation des bâtiments en y érigeant une antenne de plus d’une tonne d’un opérateur de téléphonie mobile. C’est ça qui a causé les fissures.»

Le silence du président de la Fédé de basket et du Dtn
Sur l’éventuel soutien de la famille de la balle orange, Nathalie Sagna de déplorer l’attitude affichée par le président de la Fédération sénégalaise de basket, Me Babacar Ndiaye. «Nous n’avons pas de président de Fédération. Il n’est là que pour son intérêt, mais pas pour l’intérêt du basket. Il nous a reçues une fois, mais après il ne s’est jamais inquiété de notre situation. Il n’a jamais pris son téléphone pour nous demander où en est la situation», a déploré l’ancienne joueuse de la Jeanne d’Arc. Qui n’a pas aussi raté le Dtn, Maguette Diop. «Il devait lui aussi être au-devant de la scène, mais on ne l’a jamais senti. Il n’a jamais été aux réunions ni aux points de presse où on l’avait invité.»
Quid du ministre de Sports ? Nathalie fait remarquer que Matar Ba a appelé la semaine dernière pour s’enquérir de leur situation, tout en promettant de les recevoir.
ambodji@lequotidien.sn

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