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Idrissa Seck ne s’avoue pas vaincu. Hier, le candidat de la coalition Idy2019 a appelé l’opposition à s’unir pour barrer la route à Macky Sall, qu’il a accusé de «confiscation de la volonté populaire».

Dans son visage se lisent la fermeté et la détermination. A l’image d’un général flanqué de ses soldats, Idrissa Seck, muet depuis la proclamation des résultats, a lancé le combat contre la «confiscation de la volonté du Peuple» à la suite de l’élection présidentielle du 24 février dernier. Classé second avec 20,51%, derrière Macky Sall, le candidat de la coalition Idy2019 a rejeté les résultats de la Présidentielle et réuni ses soutiens hier pour définir son plan de guerre contre le pouvoir en place. Ont répondu à son appel : Malick Gackou, Pape Diop, Cheikh Hadjibou Soumaré, Moustapha Guirassy, Amsatou Sow Sidibé, Hélène Tine, Barthélemy Dias, Malick Ndiaye, Bougane Guèye Dany, entre autres… «Notre victoire ne souffre d’aucune ambiguïté mais nous sommes face à un régime déterminé à confisquer la volonté du Peuple», a regretté le leader de Rewmi en s’adressant à la presse.
A la salle de conférence de Bokk gis gis bondée de journalistes, Idrissa Seck a juré devant le Peuple à consentir tous les sacrifices pour l’organisation d’un second tour entre lui et Macky Sall. «Avec responsabilité mais avec fermeté et détermination, nous entendons rester mobilisés pour la prise en charge de ce désir de changement et pour la défense des acquis démocratiques de notre Peuple. Acquis qui ont coûté à travers l’histoire à tant de générations en termes de sacrifices, y compris des sacrifices en vies humaines», a rappelé l’ancien Premier ministre. Selon lui, l’opposition avait les moyens de faire basculer le pays dans une spirale de violence à la suite de la proclamation des résultats. Mais a-t-il précisé, la «maturité» et la «responsabilité» ont prévalu en leur sein. Il informe qu’un livre blanc sera écrit par sa coalition pour «démontrer les différentes ma­nœuvres du pouvoir pour la confiscation de la volonté populaire».

«Unité de l’opposition»
Le président de Rewmi n’a pas évoqué la question du Statut du chef de l’opposition. Mais il l’a effleurée en appelant l’opposition à resserrer les troupes face à Macky Sall et son régime. «Je voudrais lancer un appel pour la protection des acquis démocratiques, à l’ensemble des forces politiques et sociales du pays à l’unité. D’abord au sein de notre coalition et au niveau de l’ensemble de la classe politique, de l’opposition en particulier, pour que nous puissions faire face à cette volonté de confiscation de la volonté populaire», a-t-il invité. Par ailleurs, Idrissa Seck a exprimé son «indignation face aux intimidations et aux agressions» des membres de sa coalition arrêtés après la publication des résultats de l’élection présidentielle. «Certains d’entre eux sont encore dans les liens de la détention. Nous exigeons leur libération immédiate et sans condition. Je voudrais exprimer une pensée à l’endroit d’un grand absent de notre coalition, notre frère et ami Khalifa Ababacar Sall dont nous exigeons encore la libération immédiate et sans condition», a conclu le président du Conseil départemental de Thiès.
bgdiop@lequotidien.sn

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