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Refonder le Pds, c’est le souhait de Oumar Sarr, Babacar Gaye, Amadou Sall et Cie. A travers leur courant lancé hier, ils vont défier Me Abdoulaye Wade pour le contrôle du parti.

Dès qu’il est apparu dans la salle, Oumar Sarr est copieusement ovationné par les centaines de militants libéraux. Flanqué de Babacar Gaye, Me El Hadji Amadou Sall, Abdou Aziz Diop… l’ex-coordonnateur du Pds est adulé dans une ambiance. Dans une banderole collée au-dessus du présidium, il est gravé le nom du nouveau courant au Pds : Alliance suxali sopi. L’effigie en filigrane de Me Abdoulaye Wade apparaît comme pour reconnaître la légitimité de l’actuel secrétaire général du Pds. Ecartés des postes stratégiques du nouveau Secrétariat national mis en place de Wade, Oumar Sarr et Cie ont décidé de se battre à l’interne pour «refonder» le Pds. Ils appellent à s’organiser «d’ores et déjà dans tous les départements, les communes, les quartiers et les villages, dans les fédérations, les sections et au niveau de la diaspora pour la défense et la refondation du Pds, en ravivant les valeurs d’un compagnonnage sincère», a lu Me El Hadji Amadou Sall au nom du courant hier, lors d’une conférence de presse.

Menace de plainte contre Wade
Par contre, Oumar Sarr et Cie jugent «illégale» la composition du Secrétariat national. «En dehors du Bureau politique, et entre 2 congrès, aucune instance ou aucun dirigeant ne peut modifier les statuts du parti (article 32). Or les dernières décisions portant remaniement et mise en place du nouveau secrétariat font litière de la réglementation du parti dont elles violent les statuts en créant un collège de secrétaires généraux adjoints et de ses secrétaires nationaux qui, aux allures d’un miroir aux alouettes, n’existent que dans l’esprit des putschistes. Une telle violation pourrait être annulée par voie judiciaire», ajoutent les frondeurs. Oumar Sarr menace de traîner Wade en justice si ce dernier ne se conforme pas à la légalité.
Si elle considère toujours Oumar Sarr comme «le secrétaire général adjoint du Pds», l’Alliance suxali sopi n’a pas raté Karim Wade. «Notre candidat Karim Wade, après avoir dit, écrit et annoncé aux Sénégalais qu’il mettrait un terme à son exil et viendrait affronter le Président-candidat, a malheureusement choisi le confort de Doha au détriment des espérances d’un Peuple en quête de délivrance», a dénoncé Me Sall. Avant d’ajouter : «Ferme était également la volonté de se constituer en bouclier hermétique et de le protéger de toute tentative de l’écarter du scrutin par des artifices juridiques ou de l’emprisonner. Ce faux bond (de Karim Wade) que rien n’est venu justifier ou expliquer jusqu’à présent a surpris et déçu des millions de compatriotes et altérer la confiance que tout un Peuple avait placée en notre parti et en notre candidat. Avec ce faux bond suivi d’un mot d’ordre de boycott actif de l’élection présidentielle, en l’absence du candidat et de réunions des instances du Pds, la désorganisation et la confusion ont fini par s’installer dans nos rangs…» Selon les frondeurs, Karim Wade a profité du «paravent paternel pour écarter les responsables légitimes au profit des ‘’Karimistes’’».

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