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Mahammed Boun Abdallah Dionne, ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence,

Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a assuré que le Sénégal allait publier tous les contrats et toutes les conventions minières et pétrolières. Le Premier ministre a donné cette assurance à l’ouverture du Colloque pluridisciplinaire sur les enjeux de l’exploitation pétrolière et gazière en Afrique.

La totalité des conventions minières seront rendues publiques. C’est l’assurance donnée hier par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, présidant la cérémonie d’ouverture du Colloque pluridisciplinaire sur les enjeux de l’exploitation pétrolière et gazière en Afrique. Le Premier ministre qui a insisté sur la nécessité de mettre en place une «gestion rigoureuse, inclusive et durable des ressources pétrolières et gazières, mais aussi leur répartition équitable entre les générations actuelles et futures» a indiqué qu’une loi d’orientation qui va s’inspirer des meilleures pratiques en vue de garantir une valorisation optimale des ressources va bientôt être adoptée. «C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre l’option résolue de notre gouvernement de procéder à la publication des contrats du secteur extractif ; ce qui fait de notre pays un membre du cercle restreint des pays qui divulguent la totalité des conventions minières et pétrolières. Tous les conventions, contrats et accords seront publiés», a assuré le Premier ministre. Il faut se rappeler que le chef du gouvernement avait déjà donné cette assurance devant les parlementaires à l’Assemblée nationale, sans que l’on en voie pour autant les effets concrets.
Depuis quelques mois, le Sénégal vole de découverte en découverte. Des découvertes qui ont fait l’objet de contrats passés avec de grandes compagnies pétrolières. Seulement, a souligné M. Dionne, l’on note un manque de ressources humaines qualifiées pour mener des négociations avec les experts de ces majors. «L’expérience relative de nos administrations dans ce domaine précis postule un indiscutable renforcement des capacités», a estimé le Premier ministre qui a indiqué avoir «constaté qu’il manque à la plupart des pays africains des ressources humaines qualifiées pour mener des négociations des contrats complexes de l’industrie extractive face à des sociétés accompagnées des meilleurs experts de l’économie minière et pétrolière».
Le Premier ministre a informé que le Président  Macky Sall a, dans le cadre du Nepad, déjà invité les pays du G7 à veiller à traduire dans ces contrats un équilibre entre les intérêts de l’investisseur et des populations locales. «Le Sénégal n’a pas encore produit un baril, mais il a signé des contrats. Or, des entreprises comme British petroleum (Bp), Cairn, Kosmos energy ont une expérience de plus de 50 ans. Ce qui veut dire qu’ils ont une expertise que l’Etat sénégalais n’a pas forcément. Il est donc nécessaire, pour parvenir à des accords totalement équilibrés, d’avoir des personnes qui ont une grande expertise en négociation et en rédaction, mais aussi en suivi des contrats. En cela, le Fonds G7 est bienvenu. Encore faudrait-il en faire une utilisation stratégique et ciblée», a expliqué le directeur scientifique du colloque, Dr Achille Ngwanza.

mamewoury@lequotidien.sn

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