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Les camionneurs qui évoluent sur le corridor Dakar-Bamako ne sont pas contents des autorités de leurs pays. Pour exprimer leur colère contre les nombreuses tracasseries auxquelles ils font face sur la route, ils ont décidé, dimanche dernier lors d’un point de presse, de garer leurs gros porteurs et de barrer la Route nationale.

«Nous avons décidé de garer nos véhicules en barrant la Route nationale dans les plus brefs délais.» Cette phrase de Mamadou Ndiaye, porte-parole des camionneurs qui roulent sur le corridor Dakar-Bamako, suffit à elle seule pour mesurer le courroux de ces acteurs du secteur du transport. Face à la presse, dimanche dernier, pour se prononcer sur la situation routière du corridor Dakar-Bamako, ces camionneurs soutiennent qu’ils traversent une situation pernicieuse avec les difficultés auxquelles ils sont confrontés au niveau des frontières. Ils interpellent «le chef de l’Etat pour lui dire qu’au Mali, il y a une vingtaine de chauffeurs sénégalais qui sont envoyés en prison. Et leur seul tort c’est d’avoir fait un accident qui a entraîné des dégâts matériels». «Notre ambassadeur qui est là-bas ne s’occupe même pas des Sénégalais. Se rendre là-bas, c’est inutile. Un chauffeur a fait tomber son camion, il a été envoyé en prison et le propriétaire du camion a envoyé plus de 600 mille francs mais jusqu’à présent, son chauffeur croupit en prison», renseigne encore Mamadou Ndiaye.
Suite à ces propos, ces transporteurs demandent aux multiples syndicats existants de se retrouver ensemble pour parler le même langage. «Parce que ces syndicats sont divisés et chacun gère ses propres intérêts. L’heure est grave, les menaces des agents qui sont au niveau des frontières sont notre lot quotidien», constate M. Ndiaye. «S’il y a un secteur que le chef de l’Etat a laissé en rade, c’est bel et bien celui du transport sur le corridor Dakar-Bamako. Autre chose, au niveau du Port, si le chauffeur sénégalais stationne pour embarquer des marchandises, on lui taxe 4 900 francs Cfa par jour, alors que le chauffeur Malien paie, quant à lui, 2 500 francs Cfa pour une semaine, ce qui n’est pas sérieux. On se demande  c’est quoi cette discrimination», indique le porte-parole de ces transporteurs du corridor Dakar-Bamako, Mamadou Ndiaye.
latifmansaray@lequotidien.sn

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