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La Fédération sénégalaise des praticiens de la médecine traditionnelle, avec à sa tête Abdou­laye Ndao, a tenu une rencontre avec la presse pour interpeller l’Etat sur le retard accusé par le projet de loi leur autorisant à exercer librement la médecine traditionnelle : «Cela fait des années que nous courrons après ce projet de loi. On nous a dit qu’il doit atterrir en Conseil des ministres. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement du Sénégal d’accélérer le processus.» Que doit-on faire pour accélérer ce processus ? Le président Abdoulaye Ndao propose : «Aujourd’hui, la situation est grave. L’Etat qui a une mission régalienne de préserver la santé des populations doit agir vite en accélérant le processus de loi pour mettre fin à la pratique de ces publicités qui gangrènent la médecine tradipraticienne. 95% des populations consultent les tradipraticiens parce que c’est notre culture.»
Face à la presse, il a renseigné que le boom constaté dans ce secteur s’explique par le fort taux de chômage. «Tout le monde exerce ce métier sans aucune connaissance ni expérience. Et bonjour les dégâts ! Ils envoient tous ces consommateurs aux urgences», soutient M. Ndao qui renseigne que leur structure compte 5 000 membres avec 104 associations au niveau national. «Ainsi, nous proposons la mise en place d’une Haute autorité de la médecine traditionnelle pour en faire un levier opérationnel de résolution des problèmes de santé», avance-t-il.
latifmansaray@lequotidien.sn

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