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Redynamiser les politiques et paradigmes culturels demeure le fer de lance de la cellule en charge de la rédaction du rapport de la convention de l’Unesco qui promeut la protection et la diversité des expressions culturelles. Cette structure a été installée hier par le ministre de la Culture et de la communication, Abdoulaye Diop.
Ladite convention, adoptée en 2005 par la conférence générale de l’Unesco, reflète la détermination des Nations de faire de la sauvegarde et de la promotion de la pluralité culturelle le fondement, le moteur, voire la finalité du développement durable au niveau national et international. Ce document méthodique sera reproduit pour une deuxième fois par des acteurs culturels, des universitaires et experts de l’Unesco, d’ici le 20 avril 2020.
Ce document servira, entre autres, de base de données des politiques relatives à la promotion des diversités d’expressions culturelles. Il permettra de confronter le secteur de la créativité, la croissance économique et l’éducation en rapport avec la culture et en accord avec les politiques de l’Unesco visant l’atteinte des Odd. Tout cela devrait prendre en compte l’apport du numérique qui est une donnée d’innovation du secteur de la culture. Un secteur dynamique qui offre presque 30 millions d’emplois dans le monde.
L’équipe nationale est constituée de comités, une équipe de 25 rédacteurs et les collecteurs. Ces derniers transmettront les informations aux rédacteurs, eux sont répartis en sept chapitres qui correspondent aux objectifs du rapport déclinés sous forme de questionnaires. Le ministère a par ailleurs impliqué les centres culturels subdivisés en trois pôles : le sud-est à Sédhiou, le centre, Louga, et le nord sis à Saint-Louis.
L’équipe a cinq mois pour remplir cette mission. Le directeur des Arts, coordonnateur général, liste les obstacles : «La difficulté que nous avons, ce sont les clichés que nous avons et qui donnent une certaine image de la culture. Il faut décloisonner. Il faut aller au-delà et c’est la partie la plus difficile, donc repenser la culture et les politiques culturelles», estime Abdoulaye Koundoul.
A en croire le ministre de la Culture et de la communication, ce rapport confère à la Nation le pouvoir de prendre des mesures idoines pour préserver et protéger ses atouts culturels en vue d’en faire les moyens tant de son épanouissement national que de son rayonnement planétaire.
Pour ce faire, dit-il, sa mise en œuvre doit être effective, globale et vérifiable. D’ailleurs, l’article 9 de la Convention exhorte les parties à fournir «tous les quatre ans, dans leurs rapports à l’Unesco, l’information appropriée sur les mesures prises en vue de protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles sur leur territoire et au niveau international» afin de vulgariser les modalités de mise en perspective des orientations stratégiques des politiques culturelles.
Stagiaire

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