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Après 50 ans de coopération, le partenariat entre la Belgique et le Sénégal a évolué en termes de financement et d’efficacité. Hier, une réunion mixte a validé un nouveau programme de validation pour la période 2018-2022, avec un engagement de 26 milliards de F Cfa.

Dans la continuité de la coopération entre le Sénégal et la Belgique qui date de 50 ans, les deux pays vont adopter un nouveau programme de coopération pour la période 2018-2022 avec un engagement de 39 millions d’euros, soit environ 26 milliards de F Cfa. Hier, lors de la réunion technique mixte sur cette coopération, le ministre délégué chargé du Budget a fait savoir qu’elle va «aller en efficacité avec l’alignement de celle-ci aux priorités du Sénégal». Selon Birima Mangara, ce nouveau programme va aller plus en profondeur en termes d’intervention financière et d’efficacité. Ainsi, il va intervenir dans la promotion de l’entreprenariat durable et la création d’emplois décents, la santé de la femme, du nouveau-né, de l’enfant, la formation et la mise à disposition d’expertise et d’étude.
Abondant dans le même sens, le directeur de la Coopération belge au développement soutient que le partenariat avec le Sénégal a progressé «en volume budgétaire, en instrument, mais aussi en qualité allant de simples projets ponctuels à des programmes beaucoup plus complexes alignés avec les priorités du gouvernement». D’après Bruno Van der Pluijm, «la particularité du programme de l’aide au développement de la Belgique est que c’est 100% de dons» et ce sont juste les modalités de mises en œuvre qui vont être validées.
Par ailleurs, le ministre délégué chargé du Budget a relevé que des lenteurs dans l’instruction et la réalisation des projets d’infrastructures, et des difficultés dans l’aboutissement des procédures des marchés publics sont citées comme les causes majeures des lenteurs notées dans l’exécution des projets. Birima Mangara a ainsi invité «les services concernés par les marchés publics dans le cadre du programme de coopération bilatérale à mettre toute la diligence qui sied pour une bonne maîtrise de ces procédures et d’anticiper sur celles-ci au début de chaque année, avec un chronogramme des activités de suivi par les services concernés». Le directeur de la Coopération belge au développement a pour sa part soutenu que le défi majeur pour les deux gouvernements porte sur «comment trouver un meilleur équilibre pour allier la volonté d’aller vite tout en respectant les procédures».
dkane@lequotidien.sn

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