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La déléguée européenne Irène Mingasson, en compagnie du président Macky Sall

Le Sénégal et l’Union européenne ont décidé d’inscrire leur coopération dans une stratégie conjointe. A cet effet, l’ambassadrice de l’Union européenne à Dakar, Mme Irène Mingasson, et le ministre de l’Economie, des finances et du plan ont signé hier un document de stratégie qui prévoit d’allouer au Sénégal 750 millions d’euros entre 2018 et 2023.

Entre 2018 et 2023, 13 pays de l’Union européenne vont injecter plus de 750 millions d’euros, soit près de 491 milliards au Sénégal. Ces interventions s’inscrivent dans la nouvelle Stratégie conjointe européenne pour le Sénégal. La signature du document de stratégie a eu lieu hier en présence des ambassadeurs de ces pays. Selon Mme Irène Mingasson, ambassadrice de l’Union européenne à Dakar, la signature de cette convention «renforce la cohérence de l’action, la pertinence des dialogues et la visibilité de la coopération». Ainsi, l’Union européenne, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie et la République Tchèque ont apposé leur signature au bas de cette convention qui, sur la période 2018-2020, constitue le nouveau cadre juridique pour les engagements financiers de l’Ue au titre du 11e Fonds européen de développement (Fed) qui mobilise une enveloppe de 147 millions d’euros, soit près de 96 milliards de francs Cfa.
Selon le ministre de l’Eco­nomie, des finances et du plan, Amadou Ba, l’Union européenne demeure l’un des principaux bailleurs de fonds du Sénégal et la coopération avec cette entité est portée par les stratégies ou réformes sectorielles en appui à différents secteurs d’intervention. «Le document de stratégie de programmation conjointe permettra d’optimiser les interventions de l’Ue et de ses Etats membres et constitue une belle opportunité de partenariat avec le Sénégal», a indiqué M. Ba.
Aujourd’hui, les actions de l’Ue au Sénégal sont en phase avec le nouveau Consensus européen pour le développement et alignés sur les trois axes du Pse. Le ministre, qui note que des résultats «forts intéressants» ont été obtenus dans le cadre de la coopération avec l’Union européenne et ses Etats membres, souligne qu’ils «illustrent de fort belle manière l’importance des réalisations obtenues qui contribuent ainsi fortement à l’atteinte des objectifs d’émergence». Les nouveaux engagements couvrent ainsi des secteurs fondamentaux tels que l’énergie, l’emploi et le secteur privé, la gouvernance économique et la gestion des finances publiques, la sécurité, la migration et le développement rural. Ces efforts consentis par l’Ue vont démultiplier l’efficience des ressources sans oublier leur potentiel effet levier en direction du secteur privé, souligne Mme Mingasson.
Selon l’ambassadrice, l’Ue souhaite instaurer une nouvelle alliance entre l’Afrique et l’Europe pour des investissements et des emplois durables. Dans ce cadre, indique-t-elle, un dialogue a été entamé sur le pacte pour l’emploi et la croissance afin d’orienter les efforts conjoints autour des chaînes de valeurs présentant le plus fort potentiel de création d’emplois. «Ce pacte prépare le terrain pour le déploiement du Programme externe d’investissement (Pei) visant à mobiliser 44 milliards d’euros d’investissements dans les secteurs publics et privés en Afrique», explique Mme Mingasson.
mamewoury@lequotidien.sn

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