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Pour prévenir les conflits liés à l’eau, la Suisse, l’Omvs, le Kazakhstan, le Kirghiz­s­tan, l’Ouzbé­kistan, le Tadjikistan et le Turk­ménistan, des pays de l’Asie centrale, s’engagent pour «une diplomatie bleue». Pour réussir un tel pari, l’échange d’expériences dans la gestion des ressources en eau est de mise.

D’après certaines prévisions, l’eau pourrait être source de conflit dans le monde dans les années à venir. Pour prévenir une éventuelle guerre, la Suisse a opté d’emprunter la voie de ce qu’elle appelle «la diplomatie bleue». Autrement dit, faire en sorte que la gestion de l’eau, souvent entourée de tensions, se transforme en un facteur de paix et de stabilité. Dans ce domaine, elle collabore avec l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) et le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Et la visite d’une délégation de ces cinq pays d’Asie centrale dans le bassin du fleuve Sénégal a été un moment d’échange d’expériences entre les acteurs. Les discussions ont tourné autour des acquis, des réalisations et contraintes des uns et des autres en matière de gestion et d’exploitation des ressources hydriques.
En conférence de presse conjointe, organisée hier au siège de l’Omvs à Dakar, M. Michel Mordasini, l‘envoyé spécial pour l’eau du gouvernement suisse, a indiqué que «dans le cadre des initiatives et efforts au niveau international de promouvoir l’eau comme facteur de paix pour la Suisse, l’Omvs, les pays d’Asie centrale, partager les efforts, les expériences en matière de gestion commune des ressources de l’eau est un point central. Donc, l’objectif de cette mission est véritablement un partage d’expériences, de trafic, de mécanisme dans la gestion des ressources». Il a par ailleurs indiqué que la rencontre «a permis de mettre en valeur un certain nombre d’approches et de mécanismes pour la particularité de l’Omvs : les co-financements dans les infrastructures, les sociétés de gestion commune pour des ouvrages dans le bassin et le mécanisme de partage des coûts et bénéfices entre pays riverains par rapport aux infrastructures et à la gestion des ressources de l’eau».
Pour sa part, le chef de la délégation asiatique, Bakir Koilubaev, en parlant de l’Omvs, reconnaît que «l’expérience dont dispose cette organisation est l’une des meilleures au monde. C’est un modèle qui sera très utile à l’Asie centrale».
msakine@lequotidien.sn

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