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Tous ceux qui comptent dans le domaine de l’exploitation du pétrole et du gaz se manifestent pour prendre part au banquet sénégalais. Pas étonnant donc que l’on apprenne que l’un des pays ayant une expertise avérée dans le domaine, le Canada, veuille aussi y prendre part. Bien que, comme le dit son ambassadeur dans ce pays, nonobstant cela, le Sénégal bénéficie depuis longtemps déjà, et dans bien de domaines, de la coopération du Pays de l’érable.

Le Sénégal a acquis un nouvel attrait depuis la découverte de gisements off-shore de pétrole et de gaz le long de ses côtes. Au point d’intéresser un pays que l’on n’a pas encore entendu dans le secteur, le Canada. A quelques jours de la prochaine revue annuelle conjointe de coopération entre son pays et le Sénégal, l’ambassadeur de ce pays, Mme Lise Filiatrault, a déclaré à notre journal que son pays pourrait, dans ce domaine, faire bénéficier son expertise au Sénégal. Alors que se tient à Montréal le 4ème Forum économique du Sénégal à Montréal, en présence de Mme Khoudia Mbaye, le ministre chargé de la Promotion des investissements, Mme Filiatrault a estimé que c’était une bonne opportunité de pouvoir «faire connaître le Sénégal comme opportunité d’affaires pour les entreprises canadiennes».
La diplomate a notamment déclaré : «Des entreprises canadiennes sont déjà installées au Sénégal, comme celles qui exploitent de l’or. Mais on a d’autres perspectives du côté du pétrole et gaz par exemple. Le Canada est l’un des plus importants producteurs mondiaux d’hydrocarbures. Et on veut partager avec le Sénégal, comme par le passé, notre expertise, que ce soit en matière de formation ou de gouvernance, pour assurer que les retombées de cette industrie puissent se transformer en développement pour les populations.» Elle a opportunément rappelé que son pays est l’un des plus importants producteurs d’hydrocarbures dans le monde. Même si, comme avec les Etats-Unis d’Amérique, c’est pour une bonne part une production de schiste.
La représentante du Canada au Sénégal s’est également prononcée sur les autres aspects de la coopération entre les deux pays, et particulièrement sur son évolution. Elle a notamment indiqué que «si au départ notre coopération était beaucoup basée sur la coopération pour le développement, on est de plus en plus, au fil des années, sur l’accompagnement du Sénégal qui est en voie vers l’émergence, avec le Plan Sénégal émergent. Et avec cette croissance économique que connaît le Sénégal, cela ouvre des opportunités d’affaires entre nos deux pays, des partenariats économiques, pour la prospérité, créer des emplois». Et dans ce domaine en particulier, elle a mis en exergue les efforts de son pays : «La question de l’emploi des jeunes est cruciale, prioritaire pour le Sénégal. Et c’est un domaine dans lequel le Canada a une excellente expertise. Nous sommes connus au Sénégal pour avoir développé l’approche par compétence, et aussi pour notre côté pragmatique dans la formation qui fait que les jeunes sont déjà ‘’employables’’ à leur sortie, et ont des compétences très concrètes pour l’emploi. C’est un domaine dans lequel on continue d’œuvrer. On a une initiative qui est en cours, avec le ministère de la Formation professionnelle, et on a une quinzaine d’institutions qui sont déjà en partenariat. On tient aussi une grande foire de l’éducation qui s’appelle Educanada, où il des institutions du Canada viennent ici pour faire connaître leur offre. On a environ 1 300 étudiants sénégalais qui partent se former chaque année au Canada.»
L’autre aspect important de cette coopération est l’accent mis sur les femmes et les jeunes filles pour en faire des actrices du changement et parties prenantes dans tous les secteurs d’activités. Beaucoup d’actions sont déjà menées par les deux pays et à différentes localités du pays.
mgueye@lequotidien.sn

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