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Grâce à des actions dans le Sud et le Nord du Sénégal, l’Espagne a dépassé ses objectifs d’investissement au Sénégal sur la période 2014-2017.

Entre 2014 et 2017, l’Espagne a investi au Sénégal 33 milliards de francs Cfa. Pourtant l’accord de la 2ème commission mixte en matière de coopération, signé le 2 décembre 2013 avec le Sénégal, tablait sur 50 millions d’euros, soit 32,7 milliards de francs Cfa. Le bilan des réalisations s’est déroulé mardi dans le cadre de la Revue conjointe de la coopération entre le Sénégal et le Royaume d’Espagne. Des actions qui ont principalement, touché les populations du Sud et du Nord du Sénégal. Dans la région de la Casamance, il convient de signaler une évolution significative des recettes fiscales dans les communes de Bounkiling et de Tanaff. De ce fait, 14 communes ont augmenté leurs recettes dans la région de Kolda.
Concernant le fonctionnement et la qualité de services proposés dans les collectivités locales de la région de Sédhiou, la coopération espagnole a contribué à la modernisation de 14 bureaux d’état civil. «Les interventions développées ont permis d’enregistrer plus de 100 mille enfants, de renforcer les capacités de 2 500 acteurs locaux et d’équiper 11 centres d’état civil ainsi que 312 mécanismes décentralisés de notifications de naissance», liste Alberto Virella, ambassadeur de l’Espagne au Sénégal.
A Sédhiou, la coopération espagnole a aussi permis aux femmes de moderniser l’agriculture familiale avec l’introduction de techniques d’irrigation durable à travers le système de goutte-à-goutte et l’incorporation de panneaux solaires. Une approche qui a produit l’amélioration de la sécurité alimentaire avec la diversification de la production et de l’obtention de revenus tout au long de l’année. «51 fermes sur un total de 105 ont été déjà réceptionnées avec 18% de femmes bénéficiaires. Adapter les lois pour faciliter l’accès au foncier des femmes et des jeunes constitue un défi pour le gouvernement du Sénégal», souligne Nfaly Badji, représentant des agences régionales de développement de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.
Dans les régions de Saint-Louis et de Matam, l’accompagnement de la Cellule de lutte contre la malnutrition a débouché sur l’élaboration d’une Stratégie nationale de communication sur l’alimentation des enfants. A ce titre, grâce aux interventions menées, 21 117 enfants ont été dépistés, soit 11,37% du total d’enfants de 6 à 59 mois à Podor et dans la région de Matam.
bgdiop@lequotidien.sn

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