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La coopération avec le Sénégal tend à faire changer la science et la recherche en France. Cette affirmation est de Jean-Paul Moatti, président directeur général de l’Institut de recherche pour le développement (Ird). Lequel institut fêtait ses 70 ans de coopération scientifique au Sénégal hier mais aussi ses 75 ans d’existence.

«La coopération avec le Sénégal s’amène à faire changer la science et la recherche en France. Et croyez-moi il y a du boulot. Donc, si on ne s’entraide pas on ne va pas y arriver», a plaidé hier Jean-Paul Moatti, président directeur général de l’Institut de la recherche pour le développement (Ird).
En marge de la célébration des 70 ans de coopération scientifique au Sénégal hier, M. Moatti a informé d’emblée que malgré tout ce qui se fait de bien au Sénégal, la contribution de l’Afrique à la production scientifique mondiale ne représente que 2%. Et la moitié de ces 2% concerne l’Afrique du Sud et le Nigeria. Ce qui peut être une barrière à la recherche scientifique. «Ça pose un problème à la science, parce qu’il y a des tas de choses qu’on ne peut pas comprendre, si on n’a pas des données et des analyses de ces données faites avec vous», appuie-t-il. Avant de faire entendre par ailleurs, que le moindre mal c’est avec le Sénégal. «L’Ird de tous les organismes français est celui qui contribue le plus à la compromission scientifique avec nos collègues sénégalais. Le Sénégal c’est le premier pays d’implantation de l’Ird et il le demeurera plus que jamais», dixit M. Moatti.
Il va insister en outre sur l’apport de l’organisation au Sénégal pendant les 70 ans de collaboration, mais également, sur ce que le Sénégal lui a apporté. «Nous avons apporté des choses au Sénégal et à l’enseignement supérieur et à la recherche, mais il nous a apporté énormément aussi», fait-il savoir. Cela, avant d’expliquer : «En 1944, quand l’Ird est créé, c’est par le travail avec les pays du Sud et notamment avec le travail au Sénégal que petit à petit on a réussi à transformer cette institution qui était une institution coloniale. On l’a transformée en outil de partenariat scientifique équitable entre nos deux communautés de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ceci au service du besoin du développement durable pour les populations.» Et Pour cette longue histoire, L’Ird estime qu’il doit beaucoup à ses partenaires sénégalais, à ses amis de l’Ucad, de l’université de Thiès, etc.

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